Auteur :
Athmane S.-Saïd Djoudi
lundi 28 décembre 2015 20:36
Comme annoncé dans notre précédente édition, cette première partie de saison catastrophique de la JSK ne sera pas sans conséquences sur certains éléments qui devront quitter le navire dès ce mercato hivernal. Dans ce sens, nous avons appris que Salim Boumechra sera le premier à payer les frais de ses mauvaises prestations depuis le début de la saison. En effet, le meneur de jeu a été libéré par les responsables kabyles qui ont jugé son rendement en deçà de leurs espérances.
Une séparation à l’amiable
Si les dirigeants kabyles voulaient utiliser le joueur comme une monnaie d’échange pour attirer un autre joueur durant ce mercato, le joueur, de son côté, a refusé catégoriquement cela, exigeant qu’on lui remette ses papiers pour qu’il choisisse sa future destination. Selon les informations dont nous disposons, le joueur et la direction ont une discussion téléphonique hier durant laquelle les dirigeants l’ont informé de leur décision de le libérer. Les deux parties sont arrivées à trouver un terrain d’entente pour une séparation à l’amiable. L’ancien meneur de jeu d’El Harrach est attendu aujourd’hui à Tizi pour récupérer sa lettre de libération.
Le CSC et l’USMH le veulent
Par ailleurs, même si le joueur n’a pas été très convaincant durant son expérience kabyle, il garde toujours une grande cote auprès des clubs de Ligue 1 Mobilis puisque plusieurs équipes ont pris attache avec lui pour le faire signer. En effet, l’USMH, son ancienne équipe, ainsi que le CSC ont contacté le joueur dernièrement pour lui proposer l’idée de les rejoindre. Et ce sont les Harrachis qui ont profité de l’entente qui existe entre leur entraineur, Boualem Charef, et le joueur et qui sont bien partis pour engager le désormais ex-Kabyle.
«On a trouvé un accord à l’amiable, bonne chance à la JSK !»
C’est une semaine très perturbée que les joueurs ont vécue, notamment le meneur de jeu, Salim Boumechra, lequel s’est retrouvé sur le banc des remplaçants depuis quelque temps. Au lendemain de la défaite face au MCO, le président Hannachi a donné son accord pour libérer l’ancien Harrachi qui, selon lui, n’a pas apporté le plus souhaité. Et pour connaître son avis, nous avons pris attache avec le joueur, qui a eu une discussion avec Zafour hier soir. Il est officiellement libéré !
Avec un peu de recul, qu’avez-vous à dire du match perdu face au MCO ?
C’est vraiment frustrant. On voulait vraiment terminer la phase aller sur une bonne note et passer l’hiver bien en chaud. Malheureusement, l’effectif était amoindri et c’était difficile de rivaliser avec une bonne équipe du MCO. Certes, on était meilleurs en première mi-temps avant de chuter par la suite. Il faut aller de l’avant et penser à l’avenir. C’est le plus important.
Si nous avons décidé de vous contacter, c’est parce que le président Hannachi a déclaré que vous êtes officiellement libéré. Êtes-vous au courant ?
Effectivement, j’ai eu le manager Zafour au téléphone et il m’a fait savoir que la direction ne compte désormais plus sur mes services. On a réussi à trouver un terrain d’entente. Je quitte la JSK à l’amiable. Je rallierai la ville de Tizi Ouzou ce matin pour récupérer mes papiers.
Vous avez été relégué sur le banc des remplaçants. Pourquoi, selon vous ?
Écoutez, je n’ai jamais douté de mes qualités et je vais le dire haut et fort : Je sais jouer au football, je suis pétri de qualités. Si l’entraîneur a décidé de me laisser sur le banc, c’est son choix et je n’ai rien à dire. Je suis professionnel et j’accepte les décisions. Mais arriver au point d’essayer de me salir, non, je ne l’accepterai jamais. Pour que les gens sachent, j’ai délivré cinq passes décisives et j’ai contribué à deux victoires alors que j’étais remplaçant. Un joueur a besoin de temps pour s’adapter. Moi, dès le stage de préparation, on me critiquait. Comment voulez-vous que je sois à la hauteur. Moralement je suis abattu.
On dit même que vous avez pris du poids ?
Comment peut-on dire des trucs pareils ! Je n’ai pas pris du poids et je pense que les joueurs minces n’ont rien fait. Alors ce n’est pas la peine de me critiquer. Je me sens bien dans ma peau. Je peux jouer un match complet sans m’arrêter. C’est le plus important. Je le redis encore une fois, je n’ai que six mois à la JSK. Certains joueurs avaient besoin de plus d’une année pour exploser. Malheureusement, c’est n’est plus la même chose aujourd’hui.
Vous voulez dire que vous êtes toujours au top de votre forme ?
Effectivement, je suis au top et je suis un très bon joueur. J’ai des qualités qui me permettent de m’imposer dans n’importe quelle équipe. J’ai joué dans plusieurs clubs et j’ai toujours été correct, voire un exemple. C’est pour cela que je suis triste car on veut me salir. Chaque jour, je lis mon nom dans les journaux. Je le redis, personne ne m’a parlé de ma libération et dans ma tête je suis toujours à la JSK.
On a même parlé d’un échange, c’est vrai ?
Je suis venu à la JSK de mon plein gré. Si on ne veut plus de moi, qu’on me remette mes papiers pour que je puisse choisir librement ma prochaine destination. Personne ne m’a forcé à rejoindre la JSK car je voulais jouer pour cette grande équipe. Aujourd’hui, je suis libre de choisir mon futur club. Et pour vous dire, je n’ai à aucun moment réclamé mes papiers. J’ai signé pour deux ans à la JSK et dans ma tête, j’allais honorer mon engagement.
On vous laisse le soin de conclure…
Je ne sais plus quoi dire, je ne me sens pas bien. Les joueurs sont tous en vacances et moi, je suis toujours à Oran en train de réfléchir. Je ne dors même pas la nuit car je suis perturbé. Heureusement que cette histoire a pris fin. Je vais récupérer mes papiers et étudier toutes les offres que j’ai reçues.
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