Auteur :
M. A.
samedi 05 septembre 2015 20:15
La sélection nationale algérienne disputera, aujourd’hui, son match face au Lesotho au Setsoto-Stadium de Maseru, pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017 dont la phase finale aura lieu sur le sol gabonais. Les Verts se sont imposés, lors de la première journée des éliminatoires, au stade Mustapha- Tchaker de Blida face à l’équipe des Seychelles par quatre buts à zéro, alors qu’ils pouvaient l’emporter sur un score plus lourd. Le même jour, le Lesotho a chuté à Addis-Abeba face à la sélection éthiopienne. Les Verts sont donc en tête de leur groupe et ne veulent pas céder cette place. Pour cela, il faudra impérativement s’imposer, sachant surtout que l’Ethiopie, qui compte le même nombre de points que la bande à Christian Gourcuff, effectuera un déplacement facile à Victoria pour y affronter les Seychelles. Etant donné que le premier de chaque groupe sera qualifié pour le tournoi final, il faudra s’attendre à une lutte acharnée entre l’Algérie et l’Ethiopie, les deux favoris de ce groupe.
Feghouli et Bentaleb, deux absences de taille
Comme on le sait, les Verts seront privés de deux joueurs très importants dans l’échiquier de Christian Gourcuff. Il s’agit tout d’abord de l’attaquant Sofiane Feghouli du FC Valence qui souffre d’une blessure au dos, contractée au cours de la rencontre Valence-La Corogne. Il laissera un très grand vide en attaque, même si son remplaçant, le Montpelliérain Ryad Boudebouz, affiche une très bonne forme actuellement. L’autre absent, c’est le joueur des Spurs de Tottenham, Nabil Bentaleb. Victime d’un accident domestique chez lui en France, avant de rejoindre le stage des Verts à Paris, le joueur a été obligé de déclarer forfait. Il laissera Christian Gourcuff dans une situation très embarrassante puisqu’il n’y a pas de doublure à son poste. Le sélectionneur national s’est retrouvé avec un seul milieu défensif, Saphir Taïder en l’occurrence, après la retraite internationale annoncée par Medhi Lacen et la non-convocation de Mehdi Abeid pour les raisons qu’on connaît. Ce sera ainsi Walid Mesloub qui effectuera son retour en EN et qui sera aligné en compagnie de Taïder, dans un registre inhabituel pour lui.
Les rumeurs ont failli perturber le groupe
Le match intervient dans des moments assez spéciaux puisque le groupe de l’EN a failli être perturbé par les rumeurs qui ont été balancées par une certaine presse qui n’avait pour but que de nuire à la sélection. D’ailleurs, à cause de ces rumeurs, la FAF avait improvisé un point de presse du sélectionneur. Le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a aussi tenu à éclaircir la situation à travers une intervention sur les ondes d’une chaîne de la Radio nationale, histoire de démentir les fausses informations.
Première situation délicate pour Gourcuff
C’est pour la première fois depuis qu’il a pris en main la sélection nationale en juillet 2014 que Christian Gourcuff se retrouve dans une situation aussi délicate. Critiqué à travers les réseaux sociaux pour le retour de Mesloub et Kashi et la mise à l’écart de Youcef Belaïli, le technicien français s’est vu confronté à deux situations difficiles, les rumeurs évoquant un malaise au sein de l’EN et les blessures de Sofiane Feghouli et Nabil Bentaleb. Une première pour l’ex-coach du FC Lorient.
L’adversaire largement à la portée des Verts
Sur le plan technique, l’adversaire est loin de constituer un sérieux test pour les Verts. Le classement FIFA du Lesotho démontre que c’est une équipe tout simplement faible à laquelle il faudra faire attention pour éviter le piège. 135e mondial, le Lesotho aura en face de lui la meilleure équipe du continent. La différence est de taille entre les deux équipes, que ce soit sur le papier, l'expérience et même sur le terrain. Gourcuff, pour sa part, a mis ses joueurs en garde contre tout excès de confiance car une bête blessée, quel que soit son niveau, reste toujours difficile à manier.
Des conditions similaires à celles de Blantyre
Comme par hasard, le match du Lesotho se déroulera dans des conditions presque similaires à celles de Blantyre où les Verts avaient affronté le Malawi en octobre dernier, pour le compte des éliminatoires de la CAN-2015. Victorieux sur le score de deux buts à zéro, les Verts avaient éprouvé pas mal de difficultés à s’imposer, à commencer par les conditions climatiques, l'état catastrophique du terrain ainsi que le long voyage d’Alger vers Blantyre. Cette fois, il y aura le problème du terrain dans un piteux état, que la majorité des joueurs ne connaissent pas.
Boudebouz : «Jouer sur du synthétique une équipe qu’on ne connaît pas est un handicap»
Ryad Boudebouz évoque ce match et confirme que ses camarades sont déterminés à relever le défi et revenir avec un succès de Maseru. «Il est clair que nous allons viser le succès, on doit confirmer notre belle victoire réalisée chez nous contre les Seychelles. Personnellement, je suis motivé pour gagner. On connaît l’Afrique, beaucoup de paramètres peuvent entrer en jeu et ce n’est forcément pas le meilleur qui gagne dans des conditions comme ça, mais on sait aussi gérer nos matchs. On l’a prouvé déjà par le passé. On sait aussi que ce n’est pas les mêmes conditions qu’en Algérie, mais on essayera de revenir avec les 3 points. Lorsqu’on est déterminés, on peut réaliser un objectif pareil. Il y a toujours des surprises. Le terrain en synthétique, on joue à 15h là-bas, donc voilà, on va tout faire pour gagner ce match. C’est vrai qu’on ne connaît pas cette équipe, mais on sait que c’est un adversaire coriace qui voudra certainement nous piéger devant son public.»
Taïder : «On connaît l’Afrique et ses conditions»
«C’est un match très difficile qui se jouera sur un terrain synthétique. Même si on a déjà joué le Malawi sur un terrain pareil, ça reste pour nous une découverte. On doit gagner ce match et rester en tête du groupe. On ne connaît pas bien l’adversaire, mais on va visionner ses matchs, on a le temps de le faire, après on doit se focaliser sur notre jeu.»
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