Ligue 1 & 2

ESS: On n’est pas sorti de l’auberge

Karaoui «Le penalty sifflé contre nous a été le tournant»

Auteur : Khalil L., Akram F. lundi 02 décembre 2019 10:26

Et si les dernières prestations de l’Entente, respectivement face au CRB, à l’USMBA et au PAC, n’étaient qu’un feu de paille ? C’est ce qu’on a tendance à croire, car la défaite d’avant-hier face au CSC est venue tout remettre en question. Il y a des matchs que l’ESS a perdus cette saison, mais pour se remonter le moral et garder l’espoir, on s’est accroché au fait que l’équipe avait tout de même bien joué, qu’elle ne méritait pas la défaite et qu’elle a seulement manqué de chance. Mais cette fois-ci, c’est une défaillance à tous les niveaux. On pensait qu’après le bon rendement face au CRB en dépit de la défaite, la victoire face à l’USMBA et le match nul réalisé contre le Paradou, l’ESS allait enfin décoller, mais on a très vite déchanté en voyant l’équipe retomber dans ses travers tout en mettant en exergue toutes ses faiblesses, particulièrement en défense. Manque de concentration, de lucidité, mais aussi de complémentarité et de complicité entre les défenseurs, sans parler des erreurs purement techniques et tactiques, autant de lacunes qui montrent aujourd’hui, après 12 journées de championnat, que le niveau de certains joueurs est arrivé à ses limites. On a beau essayé d’y remédier, en vain. La réalité est là, accablante, on ne peut pas faire mieux. On a essayé de combler toutes ces lacunes avec de l’engagement, de l’envie et de l’abatage, malheureusement, ça ne peut pas marcher à tous les coups.

Défaillance à tous les niveaux
Bien entendu, la responsabilité de cette nouvelle déroute n’incombe pas uniquement à la défense, car les autres compartiments ne sont pas exempts de tout reproche. Le milieu de terrain de l’Entente, qui avait pourtant montré de bonnes choses lors des trois dernières rencontres, était complètement à côté de la plaque. Trop passif et incapable de bloquer haut les assauts du CSC, l’entrejeu de l’ESS, formé par le trio Karaoui, Draoui et Kendouci, n’a pas facilité la tâche à la défense qui a dû subir presque tout le poids de la rencontre, et c’est ce qui explique en partie les grosses difficultés des défenseurs sétifiens à pouvoir se mettre en place ou à s’organiser. C’est aussi le cas aux avant-postes où les attaquants, qui sont censés être les premiers défenseurs, avaient failli, d’abord à leur première mission, celle de marquer, puis à celle de contenir les défenseurs adverses pour que ces derniers ne viennent pas apporter le surnombre au milieu du terrain. Bref, rien n’a marché, et comme on l’avait souligné hier, l’Entente s’en sort à bon compte, car la facture aurait pu être plus salée.

On ne parle pas d’argent la veille d’un match
Il y a néanmoins un point qu’il ne faut pas occulter, qui n’a rien à voir avec le côté technique mais qui peut expliquer en partie ce naufrage à Hamlaoui. C’est la situation financière des joueurs qui n’est pas pour arranger les choses. On le rappelle en effet, les joueurs avaient remis ça la veille de leur déplacement à Constantine en exigeant des explications de la part de leurs responsables à cause des nombreuses promesses non tenues. C’est ce qui avait contraint Arab, le président du CA, et Zeghlache, le président du directoire, à venir tenir une réunion avec les joueurs jeudi passé à l’issue de la dernière séance de la semaine. Encore une fois, les justifications des deux dirigeants n’ont convaincu personne, car c’est ce que les joueurs entendent depuis plusieurs semaines. À partir de là, on ne peut pas dire que sur le plan psychologique, l’équipe a abordé le match contre le CSC avec tous ses moyens.

Les calculs et la réalité
L’histoire nous a appris qu’à chaque fois où on fait des calculs, on se plante. À l’Entente, on va très vite en besogne, on ne regarde pas la réalité en face. Juste après le match contre le PAC, on s’est vu trop beau et trop fort, au point où on s’est fixé un objectif un peu bizarre, celui d’empocher 12 points dans les quatre matchs qui restaient à jouer. C’est-à-dire de gagner tous les matchs qui restaient de la phase aller. C’est bien de se montrer ambitieux, mais c’est mieux de rester réaliste et de garder les pieds sur terre. Quand on a un bilan aussi catastrophique, avec 11 points en 12 journées et une moyenne de moins d’un point par match, on devrait penser plutôt à sauver sa peau. Aujourd’hui, l’ESS est relégable, et le problème c’est qu’elle n’arrive pas à s’extirper de cette zone rouge, ce qui est très indicatif. Tout ce que les responsables du club peuvent faire aujourd’hui, entraîneurs et dirigeants, c’est de penser à sauver l’équipe de la relégation et d’améliorer son rendement sur le terrain, c’est le plus urgent.
 

Karaoui «Le penalty sifflé contre nous a été le tournant»

Vous venez de concéder une lourde défaite qui risque de faire très mal. Comment l’expliquez-vous ?
Je dois dire que c’est effectivement une défaite qui nous fait très mal et à laquelle on ne s’attendait pas. Il est vrai qu’on n’était pas dans notre jour et qu’on n’était pas à la hauteur, mais pas au point de concéder une telle défaite. Je crois que le tournant était le penalty injustement sifflé contre nous et qui a été transformé par l’adversaire, c’est à partir de là que les choses se sont compliquées pour nous. C’est difficile de digérer un tel revers, mais on doit faire en sorte de le dépasser très vite.

Votre équipe était méconnaissable. Que s’est-il passé au juste ?
On n’a pas bien abordé le match et on est passés complètement à côté durant la première mi-temps, surtout après avoir concédé le penalty qui nous a déstabilisés faut-il le dire. Mais on était bien en place sur le terrain. Nous avons d’ailleurs bien entamé la seconde mi-temps malgré le deuxième but du CSC, je crois que nous étions les meilleurs durant les 30 premières minutes de la seconde mi-temps, on a même réussi à réduire la marque, mais le troisième but est venu nous couper les jambes, c’était difficile.

Après cette défaite, l’Entente est revenue à la case départ. C’est décourageant, non ?
C’est vraiment difficile de concéder une défaite dans un moment pareil. On jouait bien ces derniers temps et nos résultats se sont améliorés avec une victoire contre Bel-Abbès et un match nul à l’extérieur face au PAC. On avait tablé sur ce match pour poursuivre cette bonne marche, mais on n’a pas su le faire. Comme vous le dites, on est revenus en arrière.

Que faut-il faire maintenant ?
Il va falloir oublier ce match et cette défaite, car il ne sert à rien de s’en lamenter. Il faut se remettre au travail et ne penser qu’à une seule chose, redresser la barre lors du prochain match, c’est tout ce qu’il faut faire pour le moment.
 

 

Publié dans : karaoui csc

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