Interview

Quaresma : «Brahimi a les capacités de devenir le meilleur joueur du monde et pas seulement d'Afrique»

«Madjer fait partie de l'histoire du FC Porto, j'espère pouvoir faire comme lui.» «Les joueurs de l'équipe d'Algérie ont fait montre d'un grand courage et laissé une bonne impression lors du dernier Mondial.»

Auteur : Yasser Ouarest mercredi 19 novembre 2014 23:24

Le bruit strident du moteur d'une Jaguar déchire le silence ambiant qui règne au centre d'entraînement Gaia. Un bruit  qui annonce l'arrivée de Ricardo Quaresma à bord de son bolide. La star du FC Porto et le chouchou des supporters des Bleu et Blanc nous accueille sans protocole en exprimant sa joie d'accorder pour la première fois une interview à un média algérien. Mais avant de répondre à nos questions, le numéro 7 devait d'abord effectuer une séance d'entraînement avec le groupe. Une occasion pour nous de voir de plus près l'ancien joueur du FC Barcelone, de l'Inter et Chelsea et découvrir ses qualités incontestables. Avec Brahimi, Quaresma fait de l'entraînement du FC Porto une attraction pour les supporters. 

Merci de nous avoir accordé cette interview...
C'est à moi de vous remercier de m'avoir choisi comme votre invité. Je suis heureux de m'adresser à un média du monde arabe. Mon expérience à Dubaï, avec qui vous partagez la même langue à mon avis, m'a permis de découvrir la civilisation arabe. J'ai été toujours intéressé d'apprendre des choses sur les mentalités de ces gens. 
Au début de votre  carrière, vous avez joué pendant deux saisons avec le Sporting avant de rallier le FC Barcelone, vous attendiez-vous à un tel transfert ?
Quand une équipe comme le Barça prend attache avec vous, cela vous procure de la fierté. C'est un honneur de jouer pour un géant du foot comme le Barça. J'étais jeune, je n'avais que 18 ans. Je suis persuadé que j'aurais fait nettement mieux si j'étais allé en Catalogne à un âge plus mûr. Cela dit, je ne regrette rien de mon parcours, jouer pour un club comme le FC Barcelone demeure un rêve pour n'importe quel joueur.
Mais vous n'y avez pas beaucoup joué...
Comme je vous l'ai dit, je suis allé très jeune à Barcelone, j'étais impatient d'avoir ma chance, alors qu'on devrait se montrer patient lorsqu'on est jeune. J'ai signé dans un club qui possédait une pléiade de grands joueurs qui ont tout gagné. Des stars, les joueurs les plus importants dans le foot. Lorsqu'on est jeune, on a du mal à accepter l'idée de ne pas jouer, j'étais impatient de montrer mes capacités. Je pense que j'ai été victime de cette impatience, mais je ne regrette pas d'avoir opté pour ce club.
A votre retour au Portugal, vous avez opté pour le FC Porto, pourquoi ce choix ?
C'est l'équipe qui a montré le plus d'intérêt pour moi. J'aurais pu revenir dans un autre club comme le Sporting avec qui j'ai débuté ma carrière, mais le discours du président du FC Porto a pesé finalement dans mon choix. Il a su me convaincre en me disant qu'il avait confiance en mes capacités. C'est ce dont j'avais besoin à ce moment. Mon admiration pour ce club ne cesse de grandir depuis que je l'ai intégré. Aujourd'hui, je peux dire que je suis même amoureux de ce club.
Lors de votre passage à l'Inter, pourquoi Mourinho ne vous faisait pas confiance alors qu'il était derrière votre recrutement ?  
Avec Mourinho, il y avait beaucoup de choses négatives, que je ne veux pas évoquer actuellement. J'ai gagné quelques titres avec ce club, j'ai gagné en expérience également. C'est dans des situations difficiles qu'on devient plus fort, plus mûr. Les choses ne se sont pas passées comme souhaitées. Il y avait une certaine déception certes, mais je m'en voulais à moi-même plus qu'à mon entourage. J'étais sûr de montrer un meilleur visage que celui que j'ai montré sur le terrain. Franchement, je ne veux pas trop penser au passé, le plus important est que je suis heureux actuellement avec Porto où je cherche toujours à donner le meilleur de moi-même.
Comment jugez-vous votre expérience avec Chelsea ?
Après tous les problèmes que j'ai vécus à l'Inter, je suis allé à Chelsea. La meilleure solution était de partir et chercher un club qui pouvait me donner la chance de jouer à nouveau. Scolari m'avait proposé de rejoindre son équipe, ce que j'ai fait. J'ai joué le premier match avec Chelsea sous la houlette de Scolari avant qu'il soit remercié. Son successeur est arrivé avec de nouvelles idées et une mentalité différente. Il préférait aligner les joueurs plus expérimentés que moi. Je n'ai pas beaucoup joué, contrairement à ce que je souhaitais.
Les choses se sont plutôt bien passées pour vous à Besiktas si l'on excepte les problèmes que vous aviez avec votre entraîneur de l'époque...
Il n'y avait aucun problème avec l'entraîneur, ce sont des choses qui arrivent tous les jours dans la vie d'un club. J'ai toujours gardé de bons rapports avec lui, il ne s'est rien passé d'exceptionnel qui mérite d'être évoqué. En parlant de mon expérience en Turquie, je peux vous assurer que Besiktas est le seul club, avec le FC Porto, où je me sentais content. Pour moi, c'est important d'être content de jouer dans un club pour pouvoir montrer ses capacités. J'ai réalisé de belles choses avec Besiktas, que je considère comme ma seconde maison, après Porto.
La presse avait parlé néanmoins d'un différend financier avec la direction de Besiktas...
Parler d'argent est le sujet de prédilection de la presse, on a besoin d'écrire des choses comme ça pour des raisons commerciales. Il n'y avait aucun problème de salaire, le nouveau conseil d'administration est venu avec de nouvelles intentions, et nous avons trouvé finalement un terrain d'entente.
Pour quelles raisons avez-vous choisi de jouer dans le championnat émirati en dépit de votre niveau supérieur ?
En allant à Dubaï, mon objectif était d'y rester pendant six mois avant de revenir en Europe. Dans les six derniers mois de contrat avec Besiktas, je n'avais pas joué à cause d'un litige avec la direction du club. Cherchant une solution, j'ai préféré aller à Dubaï pour jouer une demi-saison avant de revenir en Europe. Au final, j'estime que ç'a été une belle expérience pour moi et je remercie tous ceux qui m'ont donné un coup de main là-bas. Je suis revenu en Europe par la suite où j'ai signé pour le FC Porto, un club que j'aime beaucoup.
Quels sont vos objectifs avec Porto ?
Le plus important est d'être sérieux et donner le meilleur de moi-même pour aider ce club à gagner des titres. Les supporters de Porto méritent tout le bien du monde, et les joueurs qui portent ses couleurs doivent comprendre qu'ils sont appelés à mouiller leurs maillots et ne pas lésiner sur les efforts à chaque match. Ce club est plus grand que nous, nous lui devons le respect. 
Vous sentez-vous malchanceux du fait de ne pas avoir participé à la dernière Coupe du monde ?
C'était un choix de l'entraîneur. A mon retour à Porto, mes détracteurs ont dit que j'étais fini et que je ne pouvais plus jouer comme avant, que je n'étais plus décisif, entre autres. Je leur ai prouvé le contraire, que je suis toujours là, capable de donner un plus au club et à la sélection. J'étais certes déçu de ne pas faire partie du groupe sélectionné pour la Coupe du monde. D'après ce que j'ai vu, les joueurs qui ont été choisis n'étaient pas meilleurs que moi. J'étais en colère car j'étais persuadé de figurer dans la liste des sélectionnés, mais l'entraîneur en a décidé autrement. Je ne suis pas en train de critiquer Paulo Bento, il est le seul à expliquer son choix de m'écarter. Je lui voue toujours un grand respect, je n'aime pas critiquer les entraîneurs et les gens. Je préfère continuer à travailler en ayant la tête haute. J'aimerais bien jouer le Mondial, mais je ne suis plus jeune. Franchement, je ne pense pas pouvoir participer à la prochaine Coupe du monde. C'est ce qui manque dans mon parcours, mais la vie continue, comme on dit.
Qu'est-ce qui a fait que votre équipe n'a pas brillé en Coupe du monde en dépit des stars qu'elle possède ?
Je ne pense pas qu'il y ait des problèmes en sélection, sauf que les choses ne se déroulent pas comme on le souhaite. Nous avons une bonne équipe, de bons joueurs pleins de talents. Nous sommes dans la bonne voie, on propose un bon jeu collectif. Je sens qu'on est capables de réaliser de bonnes choses grâce à des joueurs exceptionnels qui composent l'équipe. 
Comment considérez-vous votre relation avec Ronaldo ?
Je connais Christiano Ronaldo depuis un bon moment. On a mûri ensemble au Sporting, il a beaucoup progressé et ne cesse de progresser au fil des saisons. En tant qu'ami proche de lui, je suis content de le voir toujours au sommet. Il est le meilleur dans le monde actuellement, j'espère qu'il le sera toujours. Avec tous les autres Portugais, je suis content d'avoir un joueur exceptionnel comme lui qui nous représente de la meilleure manière à l'étranger. 
Qui est le meilleur entre Ronaldo et Messi ?
Il est bien évidemment meilleur que tout autre joueur. Certes, Messi est un joueur exceptionnel, il a plein de talent, et personne ne possède ses qualités, mais Ronaldo reste incontestablement le meilleur joueur et numéro un.
Que pensez-vous du phénomène du racisme sur les terrains ?
J'ai déjà eu l'occasion d'en parler. Il n'y a pas de personne supérieure à une autre. La couleur de la peau n'est pas importante. Que tu sois blanc, rouge ou bleu, cela n'a aucune importance, tout le monde est pareil. On n'a pas le droit  de faire ou de dire du mal d'une autre personne. Je pense que ce phénomène est en net recul, les gens se respectent plus, ils ont compris qu'on est tous pareils et que personne ne mérite de subir un mauvais comportement.
Quel conseil donneriez-vous à un joueur comme Balotelli ?
Les joueurs ne peuvent pas contrôler leurs nerfs à chaque fois. A chacun son tempérament, et Balotelli a son caractère à lui. C'est un bon joueur avec des idées spéciales. On était coéquipiers à l'Inter et je me suis régalé en jouant à ses côtés. Moi, je n'ai eu aucun problème avec lui. Les gens doivent le laisser tranquille, chacun vit sa vie comme il l'entend. 
Que connaissez-vous de l'équipe d'Algérie ? 
Je ne connais pas grand-chose. Je connais Ghilas, Brahimi et Slimani, les autres je ne les connais pas puisque je ne regarde pas leurs matches. Je ne peux rien dire d'eux dans ce cas. Je me contenterai de parler de ceux avec qui j'ai joué ou que j'ai affronté.
Avez-vous suivi les matches de l'Algérie en Coupe du monde ?
J'ai vu quelques matches, bien évidemment, et j'ai bien aimé le jeu de l'équipe d'Algérie. J'ai vu des joueurs courageux sur le terrain, ils forment un groupe homogène et solidaire. Brahimi, Slimani et Ghilas sont des joueurs capables de faire la différence à tout moment. Ils ont laissé une bonne impression.
Que pouvez-vous dire sur votre coéquipier Brahimi ?
Brahimi est un excellent joueur. En dehors du terrain, c'est quelqu'un d'extraordinaire. Il progresse vite et apprend beaucoup de choses tous les jours. Il sera de plus en plus sous les feux de la rampe, il a les qualités pour être au sommet.
Il a été sacré meilleur joueur africain de la Liga espagnole, un commentaire ?
C'est un joueur talentueux et doué, ce qui fait de lui le meilleur joueur africain. Il a les qualités pour devenir le meilleur joueur en Europe et dans le monde. Tout dépendra de sa marge de progression et des objectifs qu'il s'est fixés. Je suis naturellement content d'avoir un joueur comme Brahimi dans notre effectif à Porto. Ce sont des joueurs de son envergure, capables de changer le cours d'un match à eux seuls, qui permettent à leurs clubs de réaliser les résultats escomptés. 
Vous sentez-vous à l'aise en jouant à ses côtés ?
C'est vraiment une chose extraordinaire de jouer aux côtés d'un joueur comme Brahimi. Je suis prêt à l'aider et mettre mon expérience à sa disposition pour qu'il progresse encore davantage. C'est bien de jouer avec quelqu'un d'aussi talentueux que Brahimi. Ensemble, on pourra donner beaucoup à notre équipe.
Quelles sont ses principales qualités ?
Brahimi est un joueur très rapide et excellent techniquement. Il a tout le temps devant lui pour apprendre plus. Il fait partie des joueurs qui cherchent toujours à apprendre plus et prêts à redoubler d'efforts pour progresser. C'est vraiment un joueur exceptionnel. 
Pensez-vous que Ghilas méritait de rester à Porto ?
En ma qualité d'ex-camarade, je dirais qu'il a les qualités qui lui permettent de jouer à Porto. Malheureusement, il est parti. Je ne suis pas bien placé toutefois pour parler de ce qui s'est passé. Seuls le joueur et la direction du club savent pourquoi Ghilas nous a quittés.
Que pouvez-vous dire de Slimani ?
C'est un bon attaquant, il travaille beaucoup à l'entraînement et se donne à fond sur le terrain. Il a beaucoup aidé le Sporting et j'espère qu'il le fera aussi longtemps que possible sauf lorsqu'on les affronte (il rit). Porto reste l'équipe la plus importante pour moi. 
Que pensez-vous de la loi des Bahamas qui permet aux joueurs binationaux de jouer pour les sélections de leurs pays d'origine, comme c'est le cas de Brahimi et les autres ?
Pour moi c'est simple, chaque joueur doit faire son choix en toute liberté. Je ne sais pas comment vous expliquer cela, je ne me suis pas trouvé dans une situation pareille, je suis portugais, je ne possède pas d'autre nationalité. Mais chaque joueur doit être clair dans ses choix.
Connaissez-vous d'autres joueurs algériens ?
Non, je ne connais que ceux qui évoluent dans le championnat portugais.
Pensez-vous que l'équipe d'Algérie est capable de gagner la prochaine coupe d'Afrique ?
Bien que je ne connaisse pas beaucoup de joueurs algériens, je leur souhaite bonne chance en coupe d'Afrique, notamment pour Brahimi et mon ex- camarade Ghilas, qui est aussi un ami. L'équipe qui possède Brahimi est capable de s'adjuger le titre de champion d'Afrique.
Que représente Madjer pour vous et pour les supporters de Porto ?
Madjer fait partie de l'histoire de Porto et il le restera pour toujours. Malheureusement, je ne l'ai pas vu jouer. Mais d'après ce que j'ai entendu dire, c'est un joueur extraordinaire, exceptionnel. Le fameux but qu'il a marqué, et tout ce qu'il a donné au club et que nous avons visionné sur internet prouvent qu'il était un joueur extraordinaire. C'est un joueur qu'on n'oubliera pas.
Madjer est consultant sur la chaîne El Heddaf TV, quel message voudriez-vous lui envoyer ? 
J'aurais aimé avoir la chance de le voir jouer, et surtout jouer avec lui. D'après ce que j'ai vu sur internet, c'est un joueur légendaire. N'importe quel joueur souhaiterait jouer avec lui dans la même équipe. J'espère entrer dans l'histoire du club comme lui. Je profite de l'occasion pour le saluer chaleureusement et lui dire que je me régale lorsque je regarde les séquences lorsqu'il était joueur.
Croyez-vous que le fait de se concentrer excessivement sur le duel entre Ronaldo et Messi influe sur le Clasico en tant que grand match, sachant que les deux joueurs devront s'en aller un jour ?
Lorsqu'il y a des joueurs de ce niveau, il est normal que toutes les lumières soient braquées sur eux. Ils contribuent à donner plus de popularité à ce genre de match, et c'est grâce à eux en partie que les supporters se déplacent en nombre au stade. Je crois que c'est une chose positive pour le Clasico. Je ne connais pas personnellement Messi, mais je connais bien Ronaldo. Je suis sûr qu'il sait bénéficier de la pression et la convertir en envie de bien jouer et de marquer. La vie sans la pression ne signifie rien, à mon avis. Ronaldo et Messi sont les meilleurs actuellement, et c'est logique qu'on parle d'eux plus que les autres.
Qui mérite de gagner le Ballon d'Or ?
Actuellement, Christiano Ronaldo est incontestablement le meilleur joueur et personne ne pourra rivaliser avec lui. Si la logique sera respectée et qu'il n'y aura pas de partialité dans le choix du meilleur joueur, Ronaldo gagnera encore le Ballon d'Or. Si le jury sera juste, c'est Ronaldo qui sera choisi, sans aucun doute.
Quelle est la meilleure équipe actuellement ?
(Il rit.) Porto.
Songez-vous à terminer votre carrière à Porto ?
Oui, je veux terminer ma carrière ici à Porto, et c'est la raison pour laquelle je suis revenu en ce moment précis dans ce club. J'espère gagner beaucoup de titres avant de mettre un terme à ma carrière.
Quelle équipe préférez-vous, le Real ou le FC Barcelone ?
Je dirais le Real, pour la simple raison qu'il y a des joueurs portugais dans son effectif et qui sont des amis, comme Ronaldo, Pepe et Coentrao. J'aime les voir gagner des titres.
Pelé ou Maradona ?
Je n'ai pas vu Pelé jouer, contrairement à Maradona. Ils ont joué dans deux époques différentes, mais le meilleur pour moi c'est Eusebio. 
Zidane ou Ronaldinho ?
Il s'agit de joueurs extraordinaires. J'ai joué avec Ronaldinho à Barcelone. Le choix est difficile, je dirais Ronaldinho puisqu'il était mon coéquipier.
Buffon ou Casillas ?
Buffon.
On est arrivé à la fin de l'interview, merci beaucoup. 
Merci à vous, et à la prochaine occasion. 
 

Publié dans : madjer maradona Brahimi Buffon Quaresma

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