Ligue 1 & 2

ESS : Chronologie d’un boycott avorté

Des joueurs impayés depuis sept mois !

Auteur : S.B. mardi 20 mai 2014 20:09

L’Entente de Sétif a failli boycotter son match face à l’USMH pour des raisons financières. Les joueurs avaient, en effet, menacer de ne pas jouer le match, ils ont carrément déserté le lieu de regroupement tard dans la nuit de lundi à mardi, avant de revenir finalement à de meilleurs sentiments. Retour sur une soirée rocambolesque !

Les joueurs avaient d’abord menacé de boycotter l’entraînement
 Il faut dire que ça commençait à gronder au sein du groupe sétifien dès la fin du match face à l’Espérance de Tunis. Les joueurs ont reçu des certitudes qu’ils seront payés en marge de la séance d’entraînement de lundi matin, sauf que les dirigeants n’ont pas tenu leur promesse. Ayant eu vent que la direction n’a pas réussi à obtenir l’enveloppe nécessaire pour payer tout le monde, certains joueurs sont directement montés au créneau. Ils ont proposé de boycotter la séance du jour avant de se raviser sur insistance de certains joueurs. Ils ont consenti néanmoins de fixer un ultimatum aux dirigeants : à 20 h, ils seront payés, sinon ils boycottent le match face à l’USMH. La confiance règne !

20h : Pas d’argent, au revoir et merci !
A vingt-heures tapantes, les joueurs se sont réunis en marge du manger pour s’entretenir avec les dirigeants et éventuellement toucher leur dû. Sauf que ceux-ci sont venus à l’hôtel les mains vides. La réaction des joueurs fut brusque. Prévisible !

Les joueurs refusent une seule mensualité
La direction avait déjà réussi à réunir la somme de deux milliards quatre cent millions, mais elle restait insuffisante pour satisfaire les exigences des joueurs, tel qu’il a été décidé le matin même. La direction a proposé une mensualité aux dix-huit joueurs retenus pour le match face à l’USMH, mais le groupe a dit non à l’unanimité. Autrement dit, c’est deux mensualités et non une et c’est tous les joueurs qui devront être payés sans exception. Du syndicalisme pour certains, de la solidarité pour d’autres !

22h : Le DAL provoque une réunion d’urgence
Devant l’insistance des joueurs à percevoir deux mois de salaire ou rien - d’autant que Hammar avait promis trois dans un premier temps - les dirigeants de l’ESS s’en sont remis au directeur administratif local qui est venu à l’hôtel Zidan à vingt-deux heures pour tenter de trouver un compromis. Le DAL a réussi à trouver les bons arguments pour convaincre les joueurs de renoncer à la grève. Il a usé d’un langage franc, chiffres à l’appui. Il a ainsi expliqué que la wilaya allait s’acquitter de la somme manquante au payement des deux mois de salaire. Soit un milliard quatre cent millions. En parallèle, il a fait savoir que le wali promettait une prime conséquente pour chaque match gagné en Ligue des champions.

La prime du match face à l’EST avant le CS Sfaxien
Le DAL a promis que les joueurs ayant pris part à la victoire de l’ESS face à l’Espérance de Tunis, à Radès samedi, toucheront une bonne enveloppe avant le deuxième match face au CS Sfaxien.

Des joueurs impayés depuis sept mois !
Le DAL n’a pas caché son mécontentement d’apprendre de la bouche des joueurs qu’il y en a ceux qui n’ont pas été payés depuis plusieurs mois. Autrement dit, la situation est plus compliquée qu’il ne le pensait. Des joueurs comme Belameiri, par exemple, n’a touché que trois mois de salaire depuis le début de la saison. Karaoui trois mois et demi ! Il se trouve que les dirigeants de l’Entente ont menti au représentant de la wilaya en lui assurant que la direction ne doit que trois mois de salaire aux joueurs. Une couleuvre qui a du mal, aujourd’hui, à passer.

23h : Les joueurs quittent l’hôtel, faute de concret
A 23h et faute de voir la direction apporter des solutions concrètes à leur problème, les joueurs se sont entendus à quitter l’hôtel ensemble et à boycotter le match de l’USMH. Avant de partir, les représentants des joueurs ont expliqué au DAL que cela fait des mois que la direction les mènent en bateau et que même s’ils toucheront deux mois de salaires aujourd’hui, il reste encore cinq à six mois de salaires impayés. Autrement dit, les joueurs ont décidé cette fois de mettre les dirigeants devant leur responsabilité.

Karaoui, une position qui l’honore
Amir Karaoui devait sur le principe percevoir deux mois de salaire cette fois-ci. Seulement en voyant les choses aller vers le pourrissement, il a proposé à la direction à ce qu’il soit exempt de l’opération de régularisation cette fois-ci, pour que les autres joueurs soient payés, conformément aux assurances données par la direction le matin même. Une position qui honore le joueur qui s’est acquitté comme il se doit de son statut de capitaine d’équipe.

Mardi à 14h, toujours rien !
Les dirigeants ont appelé les représentants des joueurs pour fixer un rendez-vous aux joueurs à 14h à l’hôtel Zidane avec la promesse de verser deux mois de salaire à chacun, sauf qu’à 14h, Hammar et Zaghlache n’ont réussi à réunir que 700 millions qu’ils se sont débrouillés à gauche et à droite. Autrement dit, il manquait encore 800 millions. Rendez-vous reporté donc. A ce moment-là, Madoui était seul au monde !

15h30 : Les dirigeants désamorcent la bombe !
Ce n’est que vers les coups de 15h30 que la direction a réussi à mettre fin à la grève des joueurs en proposant deux mois de salaire à tout le monde, à l’exception de El Ogbi, Benchadi, Djahnit, Tiaïba et Madouni. Un compromis que les joueurs ont accepté, finalement à condition qu’ils obtiennent un autre payement dimanche. Ce n’est qu’après quoi que les joueurs sont rentrés en regroupement. Mais à ce moment-là, il était presque impossible de remobiliser tout le monde pour le match face à l’USMH.

 

Publié dans : karaoui ess CS Sfaxien.

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