Interview

Slimani : «Je ne comprends pas comment on ose critiquer le meilleur buteur de la sélection !»

«Je ne me décourage jamais, quel que soit le nom de l’attaquant qui me concurrence»

Auteur : Youcef K. samedi 03 janvier 2015 19:59

Tout d’abord Islam, merci de nous accueillir ici à Lisbonne…
Soyez le bienvenu, à n’importe quel moment
Lisbonne est une belle ville, il est difficile de dire que vous ne vous plaisez pas ici, n’est-ce pas ?
Tout à fait. Lisbonne est une ville tranquille, c’est vous mentir de dire que je ne me plais pas ici. C’est une ville calme qui vous offre toutes les conditions adéquates pour vous concentrer sur votre travail. Ce qui est très important pour un joueur de football. Je me plais, certes, au Portugal mais le brouhaha d’Alger me manque (il rit).
Vous êtes habitué en quelque sorte à ce mode de vie…
Absolument. J’ai passé 25 ans à Alger et c’est tout à fait naturel que tout cela me manque. J’essaye à chaque fois que je me rends en Algérie, de recharger les batteries, mais actuellement, je n’ai pas l’occasion d’y aller souvent, à cause de la charge de travail.
Et qu’en est-il de la langue ?
J’ai commencé à apprendre la langue et parler le plus normalement du monde, ce qui me permet d’avoir plus de repères. Les débuts étaient difficiles. Lorsque vous êtes à l’étranger, il est important de maîtriser la langue du pays. 
Maintenant vous comprenez certainement ce que c’est être un joueur professionnel au point de ne pas avoir le temps à consacrer à sa famille…
Oui, lorsque j’étais en Algérie, j’avais plus de temps. Ce n’est pas le cas actuellement. Je n’ai plus même le temps de rencontrer ma famille en Algérie. Heureusement que mon épouse est à mes côtés. Cela dit, je n’ai pas de temps libre. Je m’entraîne tous les jours, je rentre directement à la maison et je ne sors pratiquement pas. On est obligés de faire la sieste et de récupérer après l’entraînement. 
Vous ne vous dites pas qu’il viendra un jour où vous ne pourrez même pas profiter de votre petite famille. Zidane a déclaré que ce n’est qu’après avoir pris sa retraite qu’il a pu passer des moments avec sa progéniture. Que pensez-vous ?
Oui, c’est ce que je vis actuellement. Je ne vous cache pas que mon épouse ressent cela. Tous les trois jours pratiquement, je suis en stage bloqué. Je suis tout le temps en déplacement, que ce soit avec mon équipe dans le cadre de la Ligue des champions ou avec la sélection. Il ne vous reste pas beaucoup de temps pour sa vie privée. 
Et comment gérez-vous tout cela ?
C’est mon travail, je n’ai pas d’autre choix, je dois m’adapter à toutes les situations. Il y a celui qui travaille de huit heures à seize heures, ce n’est pas notre cas.
Votre épouse est-elle compréhensive ?
Absolument, elle savait à l’avance que ce ne sera pas facile.
Qu’en est-il des admiratrices de Slimani, comment réagit-elle à cela ?
C’était difficile au début. Elle sait que ce genre de choses existe dans le travail que j’exerce. Mais il y a des limites, et nous nous sommes d’accord sur ce point. Il ne faut pas oublier qu’elle est Algérienne (il rit).
Parlons de vos débuts avec le Sporting qui n’étaient pas faciles ; vous n’étiez pas titulaire…
(Il nous coupe) je n’ai pas commencé comme titulaire, les choses étaient difficiles oui, et je trouve que c’est logique. N’oublions pas que je suis arrivé en retard à Lisbonne, je n’ai fait aucune préparation avec le club qui a terminé sa préparation. Je suis arrivé trois jours avant le début du championnat. L’attaquant en place a marqué trois buts lors du premier match, ce qui signifie que je devais attendre mon moment pour avoir ma chance. Je ne maîtrisais pas la langue, il ne faut pas occulter aussi le fait qu’en Algérie, on ne travaille pas assez sur le plan tactique. C’est des choses que j’ai apprises en sélection. Ici, il faut tout calculer, quand vous devez courir, pour qui donner la balle ou ne pas la donner. Dieu merci, j’ai beaucoup appris de ce côté-là.
Mais tout a changé pour vous, vous n’êtes plus le jeune joueur qui cherche à vous imposer, n’est-ce pas ?
Tout à fait. Je crois que j’ai prouvé que je mérite une place dans l’équipe. Il n’est pas facile de s’imposer dans une grande formation comme le Sporting, ça tout le monde doit le comprendre. Même si vous êtes doué en football, cela ne suffit pas. Il faut avoir un mental en acier et une forte personnalité. Dieu merci, j’ai réussi dans ma mission et j’ai prouvé mes capacités. Je suis le meilleur buteur de mon équipe. 
Le Sporting est un grand club, il suffit de voir les infrastructures dont il dispose, qu’en pensez-vous ?
Oui, cela est indiscutable. Vous pouvez le demander aux joueurs algériens qui ont évolué en Europe, au Portugal plus précisément. Il suffit de dire que ce club a vu le passage de joueurs comme Figo, Cristiano Ronaldo et Nani sans oublier tous les titres qu’il a gagnés.
Si on parle de l’aura du Sporting dans le championnat portugais, à qui pouvez-vous le comparer dans le championnat algérien ?
Je ne peux pas faire de telle comparaison pour la simple raison que je choisirai le CRB (il rit). Tout ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit d’un grand club.
Jouer dans un aussi grand club vous donne une confiance supplémentaire, n’est-ce pas ?
Absolument, c’est une destination exceptionnelle pour tout joueur. Jouer pour un club quelconque ou pour un grand club, ce n’est pas la même chose, même pour le regard des gens envers vous. 
Même pour la sélection, quand vous arrivez d’un grand club avec de belles performances, cela vous met plus en confiance pour réclamer une place de titulaire…
Oui, avec le Sporting, on joue les premiers rôles dans le championnat et on participe à la Ligue des champions. Ce qui n’est pas rien. Et cela vous permet de venir aux stages de l’Equipe nationale en position de force. 
Mais avant de vous imposer avec le Sporting, vous vous êtes fait d’abord une place en sélection. Halilhodzic a cru en vous alors que vous étiez un joueur local, sachant qu’en Algérie, il y a ce qu’on appelle le complexe du joueur local…
(Il nous coupe) Nous avons un véritable complexe et nous devons nous en débarrasser. Quand vous voyez Slimani, Soudani, Djabou, Halliche et Belkalem, vous allez comprendre que le joueur local a prouvé qu’il mérite sa place en sélection et en Europe.
Le fait de commencer comme joueur local auquel on n’a pas fait confiance vous a-t-il pas affecté ?
Non, pas du tout. Il faut reconnaître qu’avec Halilhodzic, il n’y avait pas ce genre d’histoire. Il a fait confiance au joueur local, il a compté sur moi, sur Soudani, Djabou, Belkalem, Zemmamouche, Khoualed et les autres. Je ne pense pas qu’il y a eu autant de joueurs locaux en sélection, à l’époque d’autres entraîneurs que Halilhodzic.
Dans une vidéo, on a vu les supporters de Lisbonne qui ne tarissent pas d’éloges sur vous ; votre sentiment ?
Je suis très fier d’entendre des choses pareilles venant des supporters de mon équipe, des gens que je ne connais même pas. C’est une grande victoire pour moi. Cela m’honore et honore toute l’Algérie. Je dirais que même en Algérie, on ne parlait pas de moi de cette façon, et c’est là tout le problème. En Algérie, on ne cesse pas de me critiquer. Certains disent que Slimani ne marque que de la tête et ne sait pas jouer des pieds, d’autres émettent des critiques que je ne comprends même pas. 
Que signifie pour vous cela (on lui montre la vidéo de son premier but avec l’Equipe nationale) ?
Oui, c’est mon premier but avec la sélection. C’est un sentiment spécial et extraordinaire de revoir ces images. C’est un but qui restera gravé dans ma mémoire. 
Vous êtes critiqué en Algérie alors que les supporters de Lisbonne vous encensent. Quelle est votre réaction ?
Comme je vous l’ai dit, lorsque vous voyez des gens avec qui vous n’avez aucun lien et qui vous glorifient de cette manière, vous vous sentez fier. Ce sont des gens qui ne reconnaissent que le travail. Le football, c’est des statistiques ; combien de buts avez-vous marqué, qu’avez-vous fait et dans quels clubs avez-vous joué. On ne dit pas tel joueur est bon parce qu’il est un bon dribbleur. Avec cette logique, on prendra des joueurs de free style et de foot en salle parce que ce sont des dribbleurs. En football, chacun a un rôle à tenir sur le terrain. L’attaquant doit marquer, le gardien de but doit garder sa cage, le défenseur doit défendre avec hargne. Le défenseur devra-t-il être dribbleur aussi ? Ce n’est pas ça le foot.
Comment peut-on vous juger donc en tant qu’attaquant ?
En Europe, vous croyez qu’un club qui veut recruter un attaquant se base sur la façon de dribbler ? Non, ils regardent ses statistiques. A chacun son rôle, l’attaquant se juge par le nombre de buts qu’il met.
On a comme l’impression que ce problème n’existe qu’en Algérie…
Non, ce ne sont pas tous les Algériens qui pensent comme ça. Il y a beaucoup des connaisseurs. En Algérie, il y a des paramètres qui entrent en jeu, les joueurs sont jugés selon les clubs dont ils sont issus. Celui qui n’aime pas le CRB par exemple n’aime pas le joueur qui vient de ce club, celui qui n’aime pas le Mouloudia pense que tout joueur venant de ce club est mauvais en sélection. Il y a ceux aussi qui vous critiquent parce qu’ils ne sont pas arrivés là où ils le souhaitaient. Ils se disent comment Untel a réussi et pas moi. Si on part de la logique, comment critiquer par exemple Slimani et Soudani alors que le premier a inscrit 13 buts et le second en a marqué 12. Il est insensé de dire que ces deux joueurs ne savent pas jouer. 
Cela semble vous toucher. Bien que vous soyez le buteur de la sélection, vous n’êtes pas épargné par les critiques. Vous vous sentez lésé, n’est-ce pas ?
Croyez-moi que tout ce que je fais, c’est pour mon pays. Je suis là pour servir mon pays, me satisfaire moi-même, satisfaire ma famille et mes proches. Si ces derniers sont contents de moi, les autres n’ont qu’à parler comme bon leur semble. Je voudrais ajouter une chose.
Allez-y…
Ici à Lisbonne, on parle entre nous les joueurs de nos sélections respectives. Moi, je leur dis que lorsque je joue pour mon pays, je deviens une autre personne. Je mouille le maillot au sens propre du terme. Je cours, je saute, je tombe, je greffe, je fais tout parce que c’est le drapeau algérien qui est en jeu. Pour moi, tant que je me donne à fond sur le terrain, tant que ma famille et mes amis sont satisfaits de moi, je suis fier de ce que je fais. Tout ce que disent les autres, j’en fais abstraction. 
Vous êtes donc convaincu de ce que vous faites...
Absolument, j’écris mon histoire de mes mains. Franchement, je fais ce que je dois faire et je suis tranquille de ce côté. Je gagne bien ma vie, je me réjouis du respect des gens. Il ne faut pas oublier qu’il y a quatre ans, je jouais à Chéraga. J’ai joué au CRB, un grand club, je joue en Equipe nationale, j’ai participé à sa qualification au Mondial, j’ai joué le Mondial qui est la plus prestigieuse compétition du monde, j’ai participé à la qualification de ma sélection au deuxième tour en marquant le plus important but peut-être de l’histoire du football algérien. J’ai joué la Ligue des champions dans laquelle j’ai marqué des buts. Que voulez-vous de plus ? Il est vrai que je suis capable de réaliser plus. Je dirais que je n’ai rien fait par rapport à mes capacités. Mais je suis persuadé que j’ai tout réalisé. Même si je dois arrêter maintenant ma carrière, je serai satisfait de mon parcours. 
Supponsons je vous aurais demandé, il y a quatre ans, si vous imaginiez un jour qu’il vous arrivera tout cela, que répondriez-vous ?
Je vous aurais dit d’arrêter vos plaisanteries, je joue à Chéraga, comment pourrai-je jouer la Ligue des champions européenne ! 
Rafik Djebbour a déclaré dernièrement qu’il faut saluer Slimani qui est venu de Chéraga et est devenu ce qu’il est aujourd’hui. Que lui diriez-vous ?
Je le remercie pour ses propos. C’est un joueur professionnel, il sait bien ce que c’est venir du néant pour jouer dans ce niveau. Je jouais à Chéraga, vous vous rendez compte ! Des fois, j’y pense et je me dis que je jouais en troisième division en Algérie et que maintenant je joue la Ligue des champions européenne. J’ai joué à Stamford Bridge, j’ai joué contre Shalke et j’ai marqué. Shalke est une équipe que je regardais à la télévision. Je dirais une chose importante à ceux qui critiquent Slimani...
Allez-y…
Je devrai servir normalement d’exemple pour le joueur local. Qui pourrait l’être, si ce n’est le joueur qui est passé par un itinéraire pareil ? Soudani, Halliche, Djabou et Belkalem en sont le meilleur exemple pour les joueurs locaux. Je vous pose une question. Combien sont-ils les joueurs locaux algériens qui ont joué la Ligue des champions et qui ont marqué des buts dans cette compétition ? Il y a deux joueurs seulement : Rabah Madjer et Islam Slimani. Que dois-je faire pour satisfaire ces gens-là ? Dieu merci, je pense que j’ai réalisé tout ce qu’on peut réaliser. Lorsque j’étais dans les jeunes catégories de Aïn Benian, mon rêve était de jouer dans la première équipe du WBAB, c’est tout. Aujourd’hui, je joue au Sporting.
C’est un rêve que vous vivez donc…
Absolument, je ne peux pas exprimer ce que je ressens. Un joueur qui était dans les petites divisions en Algérie et qui dispute la Coupe du monde et la Ligue des champions et qui marque dans les deux compétitions, quel sentiment voulez-vous qu’il ait ! Il me reste maintenant l’ambition de les gagner. Mais il ne faut pas se mentir aussi, c’est chose quasiment impossible, on n’est pas des Brésiliens pour prétendre gagner la Coupe du monde. Il y a des limites à ses rêves. Mais je dirais que j’ai réalisé de grandes choses. Il y a de grands joueurs qui n’ont pas eu l’opportunité de prendre part à une compétition pareille.
Parlez-nous de vos débuts en Algérie avec le CRB et votre arrivée en Equipe nationale A’. Peut-on dire que les ambitions de Slimani commençaient à grandir à partir de là ?
Tout à fait, mes ambitions grandissaient en grandissant. Je suis un joueur ambitieux, ce qui m’a permis d’arriver à ce niveau. Si je n’étais pas ambitieux, je serais toujours en Algérie en train de collecter le maximum d’argent. Je suis quelqu’un de sérieux. Croyez-moi, j’ai beaucoup souffert, j’ai travaillé durement pour en arriver là. Dieu merci, j’ai réussi.
Je me rappelle d’une histoire que vous m’avez racontée lorsque vous étiez en Equipe nationale A’ avec l’attaquant Ziaya, pourriez-vous la relater au public ?
Ziaya est un attaquant exceptionnel. Lorsque j’ai rejoint l’équipe A’ entre 2010 et 2011 sous les ordres de Benchikha, Ziaya était à son meilleur niveau. A l’époque, il était le meilleur attaquant en Algérie. Il devait être l’avant-centre de l’Equipe nationale. J’avais à l’époque 22 ans et lui 26. Je me disais que je devais travailler pour être comme lui ou mieux lorsque j’aurais son âge. Aujourd’hui, j’ai 26 ans, je joue au Sporting, j’ai joué la Ligue des champions et la Coupe du monde. Je vous raconterai une autre histoire. 
Elle s’est déroulée ici à Lisbonne ?
Oui, lorsque je suis venu à Lisbonne, l’attaquant concurrent a marqué 16 buts et moi zéro but. Moi, je ne jouais pas et lui marquait à chaque match. Je disais à des amis ici à Lisbonne comme Shikabala : «Shika, je n’ai joué aucun match mais au retour, c’est moi qui jouerai, je serai titulaire lors de la phase retour.» Je dois persévérer dans le travail et le sérieux jusqu’à ce que j’atteigne mes objectifs. Le joueur doit être ambitieux et faire en sorte de marquer le maximum de buts. Quel que soit le nom du joueur qui viendra me concurrencer, je ne me découragerai pas. Bien au contraire, cela me pousse à travailler plus. La concurrence est bénéfique, elle me pousse à redoubler d’efforts pour être toujours meilleur.
Et c’est là le point fort de Slimani...
Exact. Le point fort de Slimani, c’est la concurrence, l’envie et l’ambition. Vous m’avez parlé de critiques tout à l’heure. C’est quand je suis critiqué que je travaille plus et mon niveau s’améliore parce que j’ai confiance dans mes qualités. Si j’étais un joueur quelconque, personne ne me critiquerait, me critiquer signifie pour moi que je suis présent. Cela me pousse à jouer et me préparer avec plus d’envie.
Votre première saison au Sporting a été donc réussie...
Absolument. C’est ma première saison avec un grand club, j’ai joué la phase retour et j’ai marqué 9 buts, ce qui est bien. J’ai inscrit des buts très importants. 
La presse portugaise a justement fait une analyse en faisant une comparaison avec un autre attaquant de votre équipe en disant que Slimani marque lors des matches importants et dans des moments cruciaux, un commentaire ?
Oui, parce que j’ai marqué dans des grands matchs comme celui de Porto, Benfica et dans des moments où l’équipe était menée pour revenir avec un nul ou des buts carrément qui nous offrent la victoire. Ce sont des buts donc importants. Cela sans oublier que j’ai marqué contre le Benfica, le frère ennemi de Lisbonne avec qui il y a une grande rivalité. 
A l’image du but égalisateur que vous avez marqué contre Benfica à la 90’+4, vous rappelez-vous de cette réalisation ?
Oui, c’était un match spécial. On avait un retard de trois buts, et j’ai réussi à égaliser dans l’ultime minute. En dépit de la présence de grands clubs comme Porto et Benfica, au Portugal la presse disait beaucoup de bien de moi. On me jugeait selon mon rendement, mon sérieux et mon travail sur le terrain. Même lorsque je ne marquais pas, tout le monde était content de mon rendement parce que je travaille sérieusement et je me donne à fond sur le terrain.
Votre entraîneur Jardim disait aussi qu’il y a certains matches où seul Slimani est capable de les jouer, qu’en pensez-vous ?
Il avait son idée sur moi et a su comment m’utiliser. Je ne jouais pas au début, ce qui est logique puisque l’attaquant qui a commencé la saison marquait à chaque match. Il était impossible de le mettre sur le banc pour mettre un joueur venu d’un championnat bien faible par rapport à celui du Portugal. Mais je dirais que j’ai prouvé mes capacités. Si je n’avais pas profité de l’occasion qui m’a été donnée, j’aurais peut-être raté mes débuts. Je crois que j’ai pu prouver que je méritais la confiance de l’entraîneur.
La confiance de l’entraîneur est importante pour un joueur, n’est-ce pas ?
Absolument, la confiance de l’entraîneur est très importante pour jouer à votre aise. En sélection, Halilhodzic me faisait confiance, ce qui me donnait plus de confiance. Lorsque vous rentrez sur le terrain, tout en sachant que l’entraîneur croit en vos capacités, cela vous donne ce sentiment d’être protégé. Mais s’il vous fait jouer une, deux trois fois sans que vous marquez le moindre but, il n’y aura plus de confiance. Pour moi, j’ai joué une mi-temps contre le Niger, mon rendement était bon. Lors du deuxième match, j’ai marqué mon premier but, ensuite j’ai marqué contre la Gambie, puis face au Mali, ensuite j’ai inscrit un doublé contre la Gambie. Moi aussi, j’ai prouvé que j’étais digne de cette confiance. 
Vous avez prouvé que vous méritiez votre place en sélection...
Oui, les gens doivent savoir que la sélection n’appartient à personne. Si vous n’avez pas le rendement attendu de vous, vous devez céder votre place, c’est la logique du football surtout en sélection. Si je ne marquais pas, je n’aurais pas été titulaire en sélection.

 

Publié dans : belkalem zemmamouche Djabou Khoualed.

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