Interview

Boateng : «Avec tout ce que j'ai gagné, je crois que je n'ai pas à me plaindre »

Au micro de FIFA.com, l'heureux père de jumeaux revient sur sa montée en puissance, les émotions ressenties après la Coupe du monde de la FIFA™, ses objectifs pour la saison et l'expérience d'affronter son propre frère dans un match international….

Auteur : mardi 03 février 2015 11:13

Jérôme Boateng, lors de votre passage en Angleterre, vous avez eu l'occasion de vivre une saison sans trêve hivernale. Quelle importance revêt cette pause à vos yeux ?

 Après la Coupe du Monde, c'était indispensable. Je pense que c'est une bonne chose pour le football que les acteurs puissent prendre un peu de recul et recharger les batteries. Ça me semble capital.

N'auriez-vous pas aimé prolonger un peu l'année ? Avant la trêve, vous étiez dans une forme éblouissante…
Évidemment, on n'a pas envie d'arrêter lorsque l'on est dans une spirale positive. Mais il faut aussi penser aux affiches d'avril ou de mai, qui seront sûrement décisives pour l'attribution des titres. C'est important de reprendre des forces dans cette optique.

Depuis deux ans, vous évoluez à un très haut niveau. Ça n'a pas toujours été le cas. Vous avez été exclu pour une faute sur la ligne médiane lors d'un match de Ligue des champions de l'UEFA contre BATE Borisov en décembre 2012. Une fois votre suspension purgée, vous étiez transformé. Vos performances n'ont cessé de s'améliorer. Que s'est-il passé ?
Je pense qu'à ce moment-là, j'avais déjà entamé ma progression. J'ai beaucoup réfléchi à ma situation et j'ai fait un gros travail sur moi-même. J'ai entamé un entraînement spécifique avec l'adjoint Peter Hermann et j'ai énormément discuté avec Jupp Heynckes. Ensuite, tout s'est enchaîné.

 Dans quels domaines pouvez-vous encore progresser ?
Tous. On ne cesse jamais d'apprendre. Placement, jeu de tête, finition, duels… on peut toujours faire mieux dans tous ces domaines. Je suis loin d'être parfait.

L'équipe-type de l'année a été dévoilée lors du Gala FIFA Ballon d'Or. Avez-vous été surpris de ne pas en faire partie ?
Ça m'aurait fait plaisir, mais j'ai eu la chance de gagner un titre de champion du monde et à mes yeux, ça vaut plus qu'une place au sein de n'importe quelle équipe-type.

Pensez-vous encore souvent à ce titre ?
En général, ce sont plutôt les autres qui m'y font penser. Spontanément, je ne me pose pas trop de questions sur ce qui s'est passé au Brésil. Je vais me laisser le temps de digérer tout ça et j'y repenserai plus en détail un peu plus tard. Ça signifiera nettement plus à mes yeux.

Où avez-vous mis votre médaille de champion du monde ?
Je l'ai accrochée à la maison, en très bonne place.

Dans le livre One Night in Rio ("Une nuit à Rio"), vous écrivez que les instants qui ont suivi le coup de sifflet final ont été très particuliers, qu'ils n'appartiennent qu'à vous. Qu'avez-vous ressenti ?
J'étais très heureux d'être là et d'avoir pu gagner ce titre si convoité avec mes coéquipiers. J'ai repensé à mes débuts. Je me suis revu devant la porte de la maison avec mon père... mes premières frappes à l'âge de trois ans. Ensuite, toutes les étapes ont défilé très vite devant mes yeux. C'était très personnel et indescriptible.
 

Si vous le pouviez, que changeriez-vous dans votre carrière ?
Rien du tout. Je ne regrette rien, pas même la mauvaise année passée à Manchester City et les deux blessures au genou. Les choses sont ainsi, mais j'ai su m'en remettre. On apprend aussi beaucoup dans les moments difficiles. J'ai aussi eu une mauvaise passe à Hambourg, avec Martin Jol. Je suis au Bayern depuis 2011 et franchement, avec tout ce que j'ai gagné, je crois que je n'ai pas à me plaindre.

Pendant la Coupe du Monde, vous avez affronté le Ghana et votre frère Kevin-Prince. Que ressent-on en voyant son frère dans l'équipe adverse ?  
D'un certain point de vue, c'est un peu étrange. D'un autre côté, c'est un événement fantastique. Notre famille a beaucoup de chance de compter deux footballeurs capables de jouer à ce niveau. À l'approche du match, nous en avons parlé de plus en plus fréquemment. Mais nous n'avons donc pas été pris de court. Nous sommes habitués. Enfants, nous n'avons jamais joué ensemble, même au Hertha Berlin.

Que peut encore faire le Bayern cette année ?
Beaucoup de choses ! Nous sommes encore présents dans plusieurs compétitions et nos objectifs sont ambitieux. Mais nous savons qu'il faudra travailler dur pour aller au bout et qu'il sera également nécessaire d'être en forme le jour J. Nous avons du potentiel et si nous jouons à notre meilleur niveau, nous avons des chances d'aller loin.

L'Allemagne est engagée dans les qualifications pour l'UEFA EURO. Après votre triomphe en Coupe du Monde, les débuts ont été un peu difficiles. L'année 2015 marquera-t-elle un tournant ?
Oui, il le faut. Nous avons vécu des moments difficiles après la Coupe du Monde, mais nous aurions pu prendre davantage de points. De nombreux joueurs vont bientôt faire leur retour. Nous bénéficions d'une bonne préparation. Je pense donc que nous allons renouer avec le succès et que nous serons présents à l'Euro.

Quels sont ces problèmes que vous évoquez ?
Tout le monde veut battre le champion du monde, mais le fait est que nous n'avons pas très bien joué, tout simplement. Le match contre la Pologne constitue une exception. En l'occurrence, je ne trouve pas que nous ayons été si mauvais que ça. Mais nous aurions pu faire beaucoup mieux contre l'Irlande et l'Écosse si nous avions converti nos occasions. De ce point de vue, le match contre l'Irlande à Schalke était très décevant.

                                                                                                    IN FIFA.com

Publié dans : Bayern Munich Boateng

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