Interview

Baresi : «Capello se rappellera pendant longtemps de l’Algérie»

«Ce qu’a fait l’Algérie en Coupe du monde n’est pas le fruit du hasard»

Auteur : Brahim Hanifi vendredi 03 octobre 2014 00:48

Franco Baresi, l’emblématique défenseur de l’AC Milan et de la Squadra Azzurra, celui dont le numéro 6 qu’il portait à Milan n’a plus été attribué depuis qu’il raccroché les crampons, par respect à l’homme et au footballeur, nous a reçus au nouveau siège de l’AC Milan qui a été inauguré récemment, un privilège pour la chaîne El Heddaf TV qui a consacré son prochain numéro de rencontre avec les stars à celui qu’on désigne comme étant le meilleur défenseur italien de tous les temps. On pensait, en effet, que le rendez-vous allait avoir lieu à Milan, mais nous avons été surpris d’apprendre que l’ex-capitaine des Rossoneri a décidé de nous recevoir au nouveau centre du club lombard, là où aucun média arabe n’a encore mis les pieds. Humble et accueillant, c’est avec un grand sourire que Franco Baresi nous a souhaité la bienvenue, en nous invitant à le rejoindre dans son bureau. Appréciez !

 

D’abord, on voudrait vous remercier d’avoir accepté de nous accorder cette interview…
Merci à vous aussi !
Pour commencer, le public algérien voudrait savoir ce que fait Baresi depuis qu’il a pris sa retraite…
Je n’ai pas quitté l’AC Milan, je travaille toujours pour le club où je m’occupe des relations extérieures, notamment avec les entreprises et les sponsors qui sont intéressés par le Milan. Je voyage beaucoup dans mon travail.
A l’instar de tous les observateurs à l’échelle mondiale, le public algérien, tout comme le  public arabe et les fans de Baresi, ne comprennent pas pourquoi vous n’êtes pas devenu entraîneur. Une explication ?
J’ai été entraîneur au lendemain de ma retraite, j’ai travaillé au centre de formation de Milanello où j’ai entraîné pendant cinq ans les U18 ans et les U19. C’était de très bons moments, j’ai beaucoup aimé ce métier et j’aurais pu devenir entraîneur dans un autre club, mais la direction de Milan m’a demandé de rester pour me confier une autre mission qui n’est pas de moindre importance. J’ai accepté de rester.
Quel est votre avis sur le Milan de cette saison ?
J’espère que c’est la saison où le Milan va revenir au-devant de la scène. Nous avons passé une saison difficile l’année passée, et maintenant l’équipe vit une période de transition. La direction a opté pour une nouvelle philosophie afin de redorer le blason de l’AC Milan qui doit reconquérir le championnat italien et l’Europe. Personnellement, je pense que l’équipe de cette saison sera capable de redonner l’espoir à ses supporters.
Pensez-vous que la désignation d’Inzaghi est un choix judicieux ?
Seul le temps nous le dira. Moi, j’espère qu’Inzaghi saura amener l’équipe à bon port. C’est un jeune entraîneur ambitieux qui a toutes les qualités pour conduire l’équipe et lui redonner son statut d’antan. Il connaît très bien la maison et il sait ce qu’il faut faire pour gagner la confiance de tout le monde, les joueurs, les dirigeants et les supporters. On attend beaucoup de lui cette saison, d’autant que la direction a recruté de nouveaux joueurs pour injecter du sang neuf dans l’équipe.
La direction a décidé de vendre Balotelli. Que pensez-vous de cette décision ?
Ce genre de décision est toujours difficile à prendre par l’entraîneur et les dirigeants, mais je crois qu’on a dû bien réfléchir, avant de céder Balotelli à Liverpool. Je pense que c’est une décision qui arrange et le joueur et le club. Il est vrai que Balotelli est difficile à remplacer, mais je crois que la direction sait ce qu’elle fait, tout le monde a confiance en Galliani et ses collaborateurs qui font tout pour que l’AC Milan revienne au-devant de la scène.
Justement, les supporters de Milan ont qualifié le départ de Balotelli  comme étant un bon coup de Galliani. Un commentaire ?
Balotelli est un grand joueur qui a de très bonnes qualités techniques et physiques. Il a fait une très bonne deuxième partie de la saison lorsqu’il a rejoint Milan et il a marqué beaucoup de buts, mais le rendement très moyen de l’équipe la saison dernière a eu un impact direct sur son rendement personnel, il a même perdu confiance en lui, surtout après un Mondial décevant. Son départ a été mûrement réfléchi et je crois que lui aussi voulait partir.
Quel est l’objectif de l’AC Milan cette saison ?
L’AC Milan est un grand club et doit fonctionner et réfléchir comme les grands clubs. L’équipe est appelée d’abord à faire un bon début de saison pour retrouver la confiance. Après, on se fixera sur les objectifs. Pour moi, il est important de se concentrer d’abord sur le jeu et la manière avec laquelle on doit réaliser de bons résultats. Les objectifs viendront tous seuls par la suite.
Parlons, si vous voulez, du dernier Mondial et la sortie prématurée de l’équipe d’Italie de la compétition. Vous y attendiez-vous ?
Dans le football, on ne peut pas faire de pronostics, surtout dans une compétition comme la Coupe du monde. L’équipe qui y participe doit être préparée à tous les niveaux pour réaliser de bons résultats et je pense que l’Italie n’était pas prête pour aborder cette phase finale de la Coupe du monde, c’est ce qui explique sa sortie du premier tour avec une prestation très faible. A mon avis, il a manqué à l’équipe des joueurs d’exception, ceux qui ont une touche magique et qui ont la capacité de faire la différence, comme c’était le cas auparavant. Il n’y avait que Pirlo et De Rossi. Brandelli n’avait pas beaucoup de choix. Il y a beaucoup de bons joueurs dans le championnat d’Italie, mais pas beaucoup d’Italiens.
Est-ce que les choix de Brandelli ont été judicieux durant le Mondial ?
Je ne le pense pas, 90% des joueurs qui devaient être Mondial étaient présents. En Coupe du monde, quand vous commettez des erreurs, vous sortez par la petite porte. Le Costa-Rica n’était pas plus fort que l’Italie sur le papier, mais cette équipe a tout fait sur le terrain et a réussi à créer la surprise.
Parlons maintenant de l’Equipe nationale algérienne. Comment évaluez-vous son niveau pendant le Mondial ?
L’Algérie a été une grosse et une belle surprise durant cette Coupe du monde. Elle a réussi à passer le premier tour avec brio et elle a fait un grand match contre celui qui allait être sacré champion du monde, l’Allemagne en l’occurrence, qui a beaucoup souffert face l’Algérie. Je crois que si l’Algérie s’était qualifiée contre l’Allemagne, elle a serait allée très loin. C’est une équipe qui mérite tout le respect. Ce n’était pas facile de se qualifier au Mondial et de faire une aussi grosse prestation.
Avez-vous suivi le premier match de l’Algérie qu’elle avait perdu contre la Belgique ?
Oui, et malgré la défaite de l’Algérie, je crois qu’elle avait laissé une bonne impression, notamment en première mi-temps. Jouer contre une équipe comme celle de la Belgique n’est pas une chose facile. L’Algérie a en tout cas séduit tout le monde avec son jeu rapide et très technique, son replacement rapide derrière et surtout avec les qualités technique de ses joueurs qui m’ont impressionné.
C’est la deuxième fois que l’Algérie élimine une équipe de Fabio Capello du Mondial, après l’édition de l’Afrique du Sud…
(Rires) C’est cela le football et ce qui est beau, c’est que vous ne savez pas ce qui va arriver, surtout dans une compétition comme la Coupe du monde. Souvent, les équipes qu’on n’attend pas vraiment, ce sont elles qui abordent bien la compétition en parvenant même à mettre en échec les grandes nations, comme l’Algérie a fait avec l’Angleterre en 2010 et la Russie en 2014. Sans aucun doute, Capello va se rappeler longtemps de l’Algérie (rires). Votre sélection joue avec le cœur et c’est ce qui manque à beaucoup d’autres équipes.
Quels sont les joueurs algériens qui ont attiré votre attention ?
Pour être franc avec vous, je ne me rappelle pas de leurs noms, mais en attaque, ils étaient très dangereux, surtout …
Celui qui a marqué de la tête contre la Russie s’appelle Slimani, il joue au Sporting Lisbonne…
Oui, c’est vrai, c’est un très bon attaquant et l’Algérie a de très bons joueurs. Sa prestation en Coupe du monde n’est pas un coup de chance.
L’Algérie a changé de sélectionneur juste après la Coupe du monde. Vous ne pensez pas que cela risque d’entraver sa bonne marche, en prévision de la Coupe d’Afrique des nations qui se tiendra au Maroc ?
Je ne connais pas les raisons qui ont poussé Halilhodzic à quitter son poste, après un très bon Mondial réussi à tous les niveaux. Ce que je sais, c’est qu’un changement comme celui-là peut créer des difficultés à l’équipe et la déstabiliser. C’est donc à l’équipe de savoir comment préserver son état d’esprit et l’organisation avec laquelle elle a joué en Coupe du monde. Je suis sûr que la Fédération algérienne sait ce qu’elle fait et que le nouveau sélectionneur va préserver ce groupe qui a fait sensation au Brésil.
Quand vous abordez une compétition comme la CAN dans le costume du favori, est-ce que cela est avantageux pour l’Algérie ?
Quand une équipe aborde n’importe quelle compétition sans être favorite, cela la dérange, et quand elle l’aborde en étant favorite, cela la dérange également (rires).., il est sûr qu’il y aura de la pression sur les joueurs qui vont ressentir une grande responsabilité vis-à-vis de leur public. Mais d’après mon expérience, quand on est favoris, on ressent une certaine fierté, c’est ce que les joueurs algériens doivent ressentir pour faire une grande Coupe d’Afrique.
Connaissez-vous les joueurs algériens qui jouent en Italie ?
Oui, ils ont de très bonnes qualités. Le football italien est très difficile mais il vous apprend beaucoup de choses en même temps. Je crois qu’ils ont t`éprouvé des difficultés à s’imposer pendant une certaine période, mais ils vont gagner en expérience et ce qu’ils vont apprendre sur le plan mental et tactique va beaucoup servir la sélection algérienne.
L’Algérie avait fait un grand match contre l’Allemagne en Coupe du monde, n’est-ce pas ?
Oui, jouer contre une équipe comme l’Allemagne, sans le moindre complexe, n’est pas donné à tout le monde. L’Algérie doit se servir de cette rencontre pour aller de l’avant et gagner davantage en expérience. Ce match a montré que votre sélection est capable de mener la vie dure à n’importe quelle équipe.
Quelle est la différence entre le football italien d’aujourd’hui et celui d’il y a dix ans ?
Le niveau du football italien a régressé durant les dernières années. De bons joueurs ont quitté le championnat italien et il n’est pas évident qu’ils reviennent à cause de la crise financière qui secoue les clubs italiens. Mais le foot italien reste toujours une référence et il est très difficile de battre un club italien dans les compétitions européennes, même si beaucoup de choses ont changé. Il faut s’améliorer et progresser au niveau du jeu, car le public aujourd’hui veut du beau jeu et beaucoup de buts, alors que les équipes italiennes cherchent toujours les résultats au détriment de la manière.
Peut-on voir une équipe italienne couronnée au plan européen cette saison ?
Cette saison, il y a la Juventus et la Roma en Ligue des champions, mais les choses seront difficiles avec la présence des favoris qui sont trois ou quatre équipes, Barcelone, le Real Madrid, le Bayern et Chelsea, des équipes qui ont des effectifs très riches.
En parlant de la Juventus, est-ce qu’Allegri est le mieux indiqué pour pallier le départ de Conte ?
Allegri est un bon entraîneur qui a déjà gagné un titre avec Milan, mais prendre une équipe comme la Juventus qui a gagné trois fois de suite le Scudetto et remplacer Conte n’est pas chose aisée. La Juve a toutefois gardé tout son effectif, mais elle doit penser maintenant à gagner en Europe.
Selon vous, Conte est-il l’homme de la situation pour la sélection ?
Ce poste est très sensible, mais je pense que la Fédération italienne a fait le meilleur choix. C’est l’entraîneur qui a gagné le plus de titres ces dernières années et je pense qu’il est en mesure d’apporter beaucoup de choses à la sélection et de reconstruire l’équipe.
A votre avis, quelle est la meilleure équipe italienne de tous les temps ?
Je pense que l’AC Milan des années 90 est l’équipe qui a le plus impressionné, puis la Juventus de Marcello Lippi vers la fin des années 90, ensuite l’AC Milan avec Ancelotti. Je crois que l’AC Milan et la Juventus sont les deux équipes qui ont le plus brillé ces 20 dernières années.
Et la meilleure équipe européenne de tous les temps ?
C’est difficile de le dire, mais le Barça est l’équipe qui a dominé le football européen depuis 2005 en proposant un football attrayant et en apportant de nouvelles choses dans le football moderne. Personnellement, j’ai été séduit. Après, il y a eu le Real  Madrid qui n’a pas gagné beaucoup de titres, mail il a réussi à dominer le football espagnol et à gagner la Ligue des champions la saison passée. Il y a eu aussi le Bayern de ces trois dernières années, mais ce qu’a fait Barcelone reste exceptionnel. Car gagner pendant deux ou trois saisons est toujours faisable, mais rester en haut de la pyramide pendant cinq ou six ans est incomparable.
Quel est le meilleur attaquant que vous avez affronté durant votre carrière ?
Il y en a plusieurs, surtout qu’à mon époque, il y avait beaucoup de grands attaquants, comme Maradona, Platini, Careca et les autres.
C’était un très haut niveau, n’est-ce pas ?
Oui, c’était du très haut niveau et heureusement que Van Basten a joué avec moi (rires).
La Juventus peut-elle gagner encore le Scudetto cette saison ?
Oui, c’est sûr, d’autant qu’elle a préservé tout son effectif, mais elle aura fort à faire devant la Roma qui a fait une grande saison l’année passée et qui a réussi un bon mercato cet été.
Que pensez-vous de Rabah Madjer, l’ancien attaquant du FC Porto ?
Ah oui, je me rappelle bien de lui, c’était un attaquant de la trempe des grands. C’est lui qui a inscrit le fameux but d’une talonnade en finale de la Coupe d’Europe face au Bayern Munich. C’était un but fabuleux. Oser un tel geste dans un match pareil et face au Bayern, c’est très audacieux.
En France et dans beaucoup d’autres pays, quand on marque de la sorte, on parle d’une Madjer, mais en Italie on dit que c’est la talonnade du Dieu…
Oui, c’est vrai (rires).
Savez-vous qu’il était à deux doigts de signer à l’Inter ?
Oui, bien sûr, je me rappelle qu’il a failli jouer en Italie. C’est dommage, car son niveau lui permettait de faire une grande carrière en Italie.
Vous rappelez-vous de la victoire historique de l’Algérie contre l’Allemagne en 1982 durant la Coupe du monde que vous avez remportée avec l’Italie ?
Oui, c’était une Coupe du monde très particulière pour moi. Je n’ai pas joué, j’étais jeune et j’ai gagné la Coupe du monde. En ce qui concerne l’Algérie, elle avait fait un match fabuleux et séduit le monde entier. L’Algérie reste imprévisible, elle peut battre une grande nation de football comme elle peut perdre un match très facile, c’est la magie du foot.
Quelle est votre musique préférée ?
Je préfère la musique latine, elle me rend heureux. J’écoute aussi les chanteurs italiens.
Votre plat préféré ?
Le poisson et…
Les pâtes ?
Evidemment, comme tout Italien qui se respecte, et je suis chanceux d’avoir une femme qui excelle dans la cuisine.
Quand nous avons posé la question à Gattuso pour savoir quel le meilleur joueur de tous les temps en Italie, il nous a répondu que c’est Baresi. Nous vous posons alors la même question…
(Rires) C’est difficile d’en choisir un, mais je dirai tout de même que c’est Paolo Maldini, c’était un grand défenseur, un joueur exceptionnel.
Qui mettez-vous en premier parmi ces trois joueurs : Baggio, Totti et Del Piero ?
(Rires), ce n’est pas facile. Je pense que Baggio et Totti viennent ensemble en première position, puis Del Piero.
Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez raté le penalty en finale du Mondial-1994 contre le Brésil ?
C’était une journée particulière pour moi, j’étais blessé et je ne savais pas comment j’allais me sentir durant ce match. Mais j’avais le courage de prendre la décision de jouer un match aussi important. Malheureusement, c’est allé jusqu’aux tirs au but et j’avais raté mon penalty. J’avais l’impression que le ciel m’était tombé sur la tête. J’avais ressenti une très grosse déception.
En Algérie, quand on voulait qualifier un défenseur de solide, on l’appelait Baresi…
Merci, ça me rend très fier. J’étais un défenseur qui réfléchissait beaucoup, c’était mon point fort. J’anticipais beaucoup et j’avais une avance sur les attaquants.
Vous avez récemment pris part au match pour la «paix». Un commentaire ?
C’est une bonne chose et le but était de sensibiliser le monde. Un match de football est un bon moyen pour faire passer un tel message, d’autant qu’il y avait plusieurs grands joueurs sur le terrain.
Pensez-vous qu’une telle initiative arrêtera l’agression sur les Palestiniens ?
C’était un match qui aura un impact important, mais ça ne suffit pas. Il faut que d’autres bougent dans ce sens pour arrêter les guerres dans le monde entier, c’est désolant que tout cela puisse se passer en 2014.
Avez-vous déjà visité l’Algérie ?
Non, pas encore, mais j’espère que j’aurai l’occasion d’y aller un jour.
En décembre prochain, les quotidiens spécialisés Le Buteur et El Heddaf organisent la cérémonie du Ballon d’Or algérien. Pourriez-vous accepter notre invitation comme c’était le cas auparavant de Zanetti et Cannavaro ?
Tout dépendra de mon emploi du temps, j’attends votre invitation.
Merci monsieur Baresi..
Merci à vous !

Publié dans : algerie Italie Totti del piero zanetti Baresi Rabah Madjer

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