Dossier

Un Zidane cool et taquin nous ouvre ses bras et son cœur

Un Zizou détendu comme jamais, aux antipodes de la caricature des Guignols

Auteur : jeudi 13 mars 2014 15:38

Initialement, le rendez-vous pris avec Zidane était pour 11h15, soit après la séance d’entraînement de la matinée, mais ne voilà-t-il pas que l’entraîneur en chef, Carlo Ancelotti, avait décidé la veille de reculer le début de la séance d’entraînement à 11h. Du coup, le vigile qui était au poste de police de l’entrée de la Ciudad Real Madrid s’était montré étonné, voire suspicieux, quand nous lui avions dit que l’ancien champion du monde devait nous recevoir à 11h15. Comme les choses sont très bien organisées au Real, une instruction lui a été donnée quelques minutes plus tard de nous autoriser à entrer. Nous avons été accueillis et emmenés vers un salon d’attente dont la baie vitrée donnait sur le terrain d’entraînement. Nous étions les seuls journalistes à avoir été admis ce jour-là, vu que l’entraînement était tactique afin de préparer le match de Copa del Rey du lendemain face à l’Espanyol de Barcelone. Les photographes et les cameramen ont été par contre autorisés à filmer et à prendre des photos seulement durant le premier quart d’heure de la séance.

Comme d’habitude, il nous a vite rejoints pour ne pas nous faire attendre
Zizou était là, sur le terrain. En tant qu’adjoint d’Ancelotti, même aussi comme joueur complémentaire lors du match d’opposition entre joueurs. Après la séance, où il avait supervisé, à la fin, un exercice pour les attaquants, il a rejoint les vestiaires. Conscient qu’il avait rendez-vous avec nous, il n’a même pas pris une douche afin de ne pas nous laisser attendre davantage, prenant juste le temps de se débarbouiller le visage et de mettre des baskets à la place de ses souliers de foot. Puis, il s’est présenté au salon où nous nous trouvions en arborant un sourire aussi large que sincère. Large, ça se voyait. Sincère, ça se sentait.

Un Zizou détendu comme jamais, aux antipodes de la caricature des Guignols 
Oui, ça se sentait du premier abord, mais encore plus durant l’interview qui a lieu dans une petite salle adjacente donnant sur le terrain d’entraînement. De mémoire de journalistes, jamais nous n’avons vu Zinédine Zidane aussi détendu devant des représentants de médias. Jamais ! Même pas à la télévision, au cours des interviews qu’il accorde ou de ses interventions en tant que consultant. Exit l’image caricaturale d’un consultant peu bavard, voire aphone, la tête souvent baissée, donnée dans Les Guignols de Canal+. Nous avons eu droit à un Zizou tout le temps souriant, parfois rieur, qui répondait à ses interlocuteurs avec un regard franc où on lisait aussi un certain amusement. En un mot comme en mille, il était bien dans sa peau.


Boutades, humour… C’était presque une discussion entre copains  
Non seulement il répondait aux questions avec un grand naturel et une sincérité pas du tout surfaite, mais il se permettait même d’être parfois taquin, usant d’un sens de la boutade que le grand public ne lui connaissait pas et que seul son entourage proche à l’habitude d’entendre. Même les - très rares questions auxquelles il n’a pas souhaité répondre ont été éludées avec le sourire, de manière très cool, avec un trait d’humour. En fait, il nous considérait comme des proches avec qui il était parfaitement à l’aise. Plus qu’une interview, ça a pris l’apparence d’une discussion entre copains, ponctuée de nombre d’éclats de rire.

«Ça va faire les gros titres, ça»
Et puis, ne nous a-t-il pas livré quelques trucs inédits ? C’est lui-même qui le dit en affirmant, avec le sourire, que certaines de ses déclarations «vont faire les gros titres». Zizou qui se lâche, c’est ça ! Cela reflète la grande complicité qui a emprunt la petite heure durant laquelle nous étions avec lui. Même s’il était à l’aise avec nous lors de l’interview qu’il nous avait accordée à Madrid en avril 2005, il l’était davantage cette fois-ci. A l’époque, il était joueur. Là, il est entraîneur adjoint. Sans doute que son changement de «statut» est pour quelque chose dans cette évolution. Etre joueur, de surcroît champion du monde et évoluant dans un très grand club, implique une grande pression et une obligation de réserve, surtout quand on est amené à parler du pays de ses origines. Là, Zidane ne joue plus, n’est plus en sélection de France et est donc libre de ses opinions. 9 ans après, il nous en donne une illustration. La preuve par 9…

«Tanemirt a Yazid !» 
D’ailleurs, lors des interviews qu’il a accordées depuis la qualification de l’Algérie à la Coupe du monde, il n’a cessé de répéter, même aux médias français, que l’Algérie est son pays de cœur et qu’il souhaite qu’elle passe au second tour. Il s’est réapproprié sa liberté de parole et son droit d’être proche des Algériens. Il l’a encore une fois montré au moment de nous dire au revoir : au «Tanemirt a Yazid !» (merci en kabyle) que nous lui avons lancé, il a répondu par un «Tanemirt» en affichant un large sourire, presque un rire, avec ses yeux clairs qui brillaient davantage. A travers ces colonnes, nous lui disons : «Saha ! Tanemirt ! Choukrane ! Gracias ! Merci pour ce moment de convivialité que nous nous faisons un devoir de partager avec l’ensemble du peuple algérien !»

Publié dans : algerie Zidane zizou

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