Nostalgie

Ces étoiles ont brillé puis filé

L'Histoire de la Coupe du monde est jalonnée d'exploits individuels. Certains joueurs ne doivent même leur réputation qu'à leurs performances au Mondial. En voici une sélection.

Auteur : vendredi 20 juin 2014 16:15

1930 : Guillermo Stábile (ARG)

Meilleur buteur de la première Coupe du monde l’histoire, en 1930 avec huit réalisations, l’attaquant argentin a connu une carrière plus qu’honorable dans son pays, à Huracán, mais avec le statut d’amateur. Après son Mondial canon en Uruguay, où il échoue en finale, il tente sa chance en Europe et devient professionnel, au Genoa puis au Red Star, sans grand succès.

1954 : Sándor Kocsis (HON)

Il n’est pas le Hongrois le plus célèbre mais avec son illustre partenaire Ferenc Puskas, l’ex-attaquant du Barça (1958-1966) est bien celui qui a marqué l’histoire de son pays. Lors du Mondial 1954 en Suisse, il a même fini meilleur buteur avec 11 réalisations. Pas suffisant pour remporter le titre, les Magyars étant battus en finale par la RFA (2-3), ni assez pour se souvenir de son nom.

1958 : Just Fontaine (FRA)

Meilleur que Pelé, Ronaldo, Maradona, Platini ou encore Zidane, l’attaquant français est toujours aujourd’hui le joueur ayant marqué le plus de buts au cours d’une seule et même édition d’un Mondial, avec treize réalisations en 1958 en Suède. Grâce à cette performance, mais aussi à une carrière en clubs (Nice et Reims) respectable, son nom a fait le tour du monde.

1970 : Gordon Banks (ANG)

À tout jamais, le gardien anglais restera celui qui a contrarié les plans de Pelé, l’empêchant de marquer un but déjà tout fait en réalisant «l’arrêt du siècle» sur une tête du Brésilien en match de poules, en 1970 au Mexique. Bien que sacré champion du monde à domicile quatre ans plus tôt avec les Three Lions, le portier restera avant tout l’homme d’une compétition, d’une action…

1974 : Jürgen Sparwasser (RDA)

En pleine Guerre froide, le milieu du FC Magdebourg est devenu célèbre en inscrivant l’unique but de l’Allemagne de l’Est lors de sa victoire ô combien symbolique dans le derby germanique face à l’Ouest (1-0), en conclusion du premier tour. Grâce à lui, la RDA sort première de son groupe devant son puissant voisin et le buteur salvateur devient un héros national. 

1986 : Josimar (BRE)

Leandro absent, le sélectionneur auriverde de l’époque avait convoqué ce «joueur inconnu» de Botafogo, selon ses propres dires. Doublure d’Edson en début de tournoi, il avait profité de la blessure de ce dernier pour devenir titulaire et marquer deux buts mémorables face à l’Irlande du Nord puis la Pologne en 8es de finale. Mais aussitôt la compétition terminée, il est ensuite retourné l’anonymat.

1990 : Salvatore Schillaci (ITA)

Toto le héros, c’est l’histoire d’un joueur quelconque, qui a su saisir sa chance au moment opportun, lors d’un tournoi disputé à domicile. Alors modeste attaquant de la Juventus, tout juste arrivé de Messine en Serie B, Salvatore (son vrai prénom) inscrit six buts en l’espace de sept matches, faisant de lui l’improbable meilleur buteur de la compétition et l’idole de toute une nation.

1990 : Sergio Goycoechea (ARG)

N°3 désigné au début du tournoi, l’ex-gardien de River Plate l’a terminé avec le statut de meilleur portier de la compétition. Le titulaire du poste s’étant cassé la jambe et sa doublure ayant claqué la porte, le nouveau rempart de l’Albiceleste est propulsé en première ligne avec les champions du monde en titre. A 26 ans, il réalise des prouesses, notamment en quarts face à la Yougoslavie puis en demies contre l’Italie.

1994 : Oleg Salenko (RUS)

Seul joueur à avoir inscrit un quintuplé en Coupe du monde, face au Cameroun (6-1) en phase de poules, le Russe n’est pourtant pas l’un des attaquants les plus connus du pays. L’ancien buteur du Dynamo Kiev n’a même joué que trois matches dans un Mondial, mais cela a suffi pour faire de lui le meilleur buteur du tournoi aux Etats-Unis, l’un des plus célèbres encore à ce jour.

2002 : Ahn Jung-hwan (CDS)

Sa renommée tient à une action, un but en or inscrit face à l’Italie en 8es de finale (2-1), qui qualifie pour la première fois son pays pour les quarts d’un Mondial, provoquant une hystérie collective indescriptible. Problème : l’attaquant de Pérouse est aussitôt haï par le pays où il travaille et le club pour lequel il joue. Une situation peu commune qui a renforcé sa célébrité, vite retombée ensuite.

                                        In l’Equipe.fr

Publié dans : mondial

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