Nostalgie

CAN 1990: Algérie 3 - Côte d’Ivoire 0 : Les Verts en verve

Adjas : «Nous étions les plus forts en Afrique»

Auteur : samedi 29 mars 2014 21:06

 

05.03.1990  Alger Stade du 5 Juillet  
Phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations

Arbitre: Idrissa Sazz (Sénégal)  
Buts: Menad  25’,  Chérif El Ouazzani 80’, Oudjani  82’.
Algérie :
Osmani, Serrar, Benhalima, Megharia, Adghigh, (Adjas), (Lazizi), Chérif El Ouazzani,  Amani,  Saib,  Menad, Oudjani Chérif,  Madjer,  
Entraîneur: Kermali
Côte d’Ivoire:
Gouaméne, Aka, Houbo, Diabaye, Gagesli, Ben Salah,Traoré, Youhou,  (Amaniai 64),Tirouiyouho,  Magui,  Loui,  
Entraîneur : R.Inanovic

L’équipe nationale démarre en trombe cette 17e Coupe d’Afrique des Nations. Après une première victoire sur le Nigéria par quatre buts à un, les Verts se baladeront une nouvelle fois face à la Côte d’ivoire. Un trois à zéro net et sans bavure. Les coéquipiers de Djamel Amani étaient hébergés à l’hôtel du 5 juillet, dans l’enceinte même du stade qui porte le même nom. Ami Lakhdar Boukechada n’étaient pas encore le gérant de cet l’hôtel. Et plusieurs années après l’organisation de la CAN 90, c’est à cause des trames qui se sont tissées dans cet établissement, qu’un Monsieur du football, Rachid Mekhloufi, s’était porté candidat à la tête de la fédération, mais ayant refusé « une aide » des apparatchiks du B.F, il  n’a pas eu l’occasion de prendre la plus haute instance du football national. Mais revenons à cet événement qui avait vu les Algériens maîtriser admirablement leur sujet durant les deux mi-temps. Il faut dire que les nôtres n’avaient pas eu à trop forcer pour prendre la mesure sur des Eléphants qui avaient passé le plus clair de leur temps à subir tant la domination des Verts était évidente. D’ailleurs la note aurait pu être plus salée si les poulains de Kermali avaient gardé le pied bien appuyé sur le champignon. Mais bon, il n’y avait pas de quoi faire la fine bouche avec cette formation qui avait le don de contrôler les débats comme elle l’entendait. Ainsi après s’être contentée d’ouvrir le score avant la demi terme de jeu, elle a gratifié les présents de belle facette d’un football léché devant lequel l’adversaire se transformer en spectateur tellement il était dépassé par les événements et ce ne sera que dans les dix dernières minutes que les Verts allaient ajouter deux buts pour s’assurer un succès plus conforme à la différence de niveau qui avait caractérisé  l’évolution des deux équipes ce jour-là. 
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Adjas : «Nous étions les plus forts en Afrique»  
Aujourd’hui, Kamel Adjas ne fait plus partie du monde du football. « Je suis dans le commerce », nous avoue-t-il. L’ancien latéral gauche de l’Entente de Sétif et de l’E.N avait joué durant la phase finale de la CAN 90. Il avait fait partie de cette glorieuse équipe de l’ESS qui a remporté la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1988. Il raconte cette CAN 90…

L’équipe nationale n’avait pas fait de détails une fois de plus et cette fois contre la Côte d’Ivoire, n’est ce pas ?
On est passés sur la Côte d’Ivoire come un rouleau compresseur, pour la simple raison que nous étions les plus forts en Afrique. L’équipe nationale était très soudée. En un mot, on l’a voulait cette Coupe. Je me souviens des paroles de Madjer qui disait qu’il lui manquait ce trophée avant de pouvoir raccrocher les crampons. En dehors du terrain, on était comme une seule famille. Une entente parfaite. Je partageais la même chambre avec Osmani, à côté de nous, il y avait Larbi, l’ancien gardien de but et Adghigh. On était tout le temps ensemble.
A la lecture de la fiche technique du match contre la Côte d’Ivoire, on constate qu’il y a eu deux changements successifs. Vous remplacez Adghigh et ensuite vous céder votre place à Lazizi. Pourquoi ces deux changements ? 
Adghigh est sorti à la suite d’une blessure, d’ailleurs ce match face à la Côte d’Ivoire était celui de sa dernière apparition lors de cette phase finale. Par la suite, il avait porté le plâtre. Je ne suis pas resté longtemps sur le terrain, parce qu’à mon tour, je me suis blessé.
C’était l’hécatombe…
J’ai reçu un coup de coude à l’arcade sourcilière. C’était l’ailier droit de Montpellier qui m’avait frappé. J’ai quitté le terrain. On a  dû me faire des points de suture. Si mes souvenirs sont bons, il s’agit de Bensalah.
C’est exact le nom de Bensalah figure sur la fiche technique… 
Je me rappelle de cet ailier à propos duquel j’allais apprendre quelques années plus tard dans la presse qu’il avait été emprisonné pour avoir agressé sa femme.
On remarque qu’après votre sortie, c’était Lazizi, un défenseur axial, qui avait pris votre place…
Adghigh jouait comme stoppeur, Benhalima a pris sa place et moi j’ai joué sur le flanc gauche de la défense. Il y avait de la pâte. Tous les joueurs que je vous cite faisaient partie de notre championnat. On était polyvalents. Quand je vois notre équipe nationale, aujourd’hui, sans pratiquement aucun joueur du cru, j’ai mal au cœur.
Mais le plus important, c’est le désir de porter les couleurs nationales, n’est ce pas ?
Je n’ai rien à redire, les professionnels sont aussi Algériens. Et ils l’ont démontré à plusieurs reprises. Je n’en disconviens pas. Notre championnat est devenu très faible,

En tous les cas, pas l’Entente qui gagne des titres africains depuis trente ans…

 Il y a eu toujours de grands joueurs au sein de l’Entente. Depuis l’époque des Matem, Koussim et les autres. Mais par rapport à ce qui se passe aujourd’hui, chaque équipe des années 80 et début des années 90 comptait en défense des joueurs de niveau international. Que se soit l’ASCO, l’EPS, La JET, le MAHD et j’en passe. Impossible de le faire maintenant. Tu ne peux pas aligner une défense avec seulement des joueurs du cru. Tu vas vers la catastrophe.
Aujourd’hui, on parle beaucoup d’argent, mais en 88 avec l’Entente et en 90 avec l’équipe nationale, quelles étaient les récompenses ?
En 88, pour avoir remporté la Coupe d’Afrique des clubs champions, on nous avait offert, des téléviseurs CT2, une marque de fabrication locale et qui faisait fureur à l’époque si vous vous en rappelez.
Et avec les Verts ?
Si mes souvenirs sont bons, on avait reçu 32 ou 35 millions de centimes.
Mais il vous état arrivé aussi de recevoir chacun un appartement avec l’Entente ?
A l’époque, on était tous en âge de nous marier. Et tous dans le besoin. Les autorités de la ville de Sétif avaient effectivement attribuédes appartements aux joueurs.
Si on parlait de la phase finale de la CAN 2010, quel est votre commentaire sur le premier tour de l’équipe nationale ?
On a douté de l’E.N lors de la première rencontre. Par la suite nos joueurs se sont ressaisis. Ils ont fait fort face à l’Angola en première mi-temps. Ils se sont faits respectés. En seconde période du match contre le pays organisateur, les Verts ont géré le match, c’est normal. Dans l’ensemble, jusque là, c’est un bon parcours. Maintenant on va rencontrer la Côte d’Ivoire et je demeure confiant pour notre équipe nationale. 
Entretien réalisé par Mouloud.B

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Cela s’est passé  ce jour-là

Kezzal      bla bla bla… 
On était en 1990, on discutait du professionnalisme dans le monde du football. Un long entretien dans les pages d’Algérie Actualités du président de la FAF de l’époque. Le professionnalisme, on l’avait laissé derrière en abandonnant la réforme sportive de 77. Et le sponsoring. L’espace d’une CAN et d’un trophée acquis, l’EN ne prit plus part à aucune phase finale de la Coupe du Monde durant 24 ans. Il y a eu Ziguinchor et la parodie de la CAN 92…
Le FLN, un parti  à prendre
C’était le titre paru dans le plus ancien des quotidiens. Le multipartisme avait une année d’existence. On discutait aussi du retour  d’Ahmed Ben Bella au pays après des années d’exil. Le président installé au pouvoir par l’armée des frontières et destituée par la même armée.

Publié dans : algerie en adjas can 90

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