Interview

Medjani : «En découvrant mes bras tatoués, certains ont tenté de remettre en cause mon algérianité»

«La religion ? J’avais ça dans la tête mais c’est en venant en Algérie que j’ai pu découvrir l’Islam» «L’USMH et la JSK sont mes clubs de cœur»

Auteur : Moumen Ait Kaci Ali mercredi 12 novembre 2014 23:21

Carl Medjani nous a accueillis chez lui à  Trabzon en Turquie. Le défenseur central de l’EN ouvre son cœur au Buteur et aborde pour la première fois des sujets inédits concernant sa vie en Vert, sa culture  franco-algérienne et surtout ses tout débuts en sélection où tout n’a pas été rose. Medjani raconte tout et livre  sans tabous quelques secrets à nos lecteurs. 

 

Merci Carl de nous accueillir chez vous à Trabzon, on aimerait avoir de vos nouvelles, ici, en Turquie…
 C’est un plaisir de vous recevoir ici dans ma maison  à Trabzon.  Pour ma  part, je vais très bien, je m’adapte bien en Turquie. Comme vous voyez, ça ressemble un peu à certains paysages de notre pays.  On est dans un pays musulman et ça me fait du bien de me retrouver ici à Trabzon.
Vous dites que ça ressemble à certaines régions en Algérie,  ressentez-vous la même ferveur pour le football, les mêmes traditions ou cette mentalité musulmane à l’algérienne ?
Oui, on a la chance de jouer dans un club qui est réputé ici pour avoir de nombreux  supporteurs.  Je crois que nous avons le meilleur public de Turquie et le plus exigeant aussi.  On sait par exemple que là où on jouera en Turquie, on sera supportés par de nombreux fans.  Donc  il y a beaucoup de similitudes avec ce qu’on peut vivre en Algérie en termes d’ambiance. 
Parlez-nous un peu de votre début avec le Trabzon…
Ça se passe très bien.  J’ai la chance, comme mon ami Belkalem, d’enchaîner un nombre important de matchs. C’est vrai qu’on arrive un peu dans les valises du coach Halilhodzic, donc on essaye de continuer sur ce que nous avons pu faire ensemble en sélection.  
Ça se passe comment pour votre ami Essaid ?
Je pense que, lui aussi, s’est bien acclimaté à sa nouvelle vie en Turquie. Il a du temps de jeu, je pense que c’était très important pour lui.  Aujourd’hui, c’est le nouveau patron de notre défense au Trabzon.  
Vous avez maintenant découvert un autre homme…
Voilà, on se connait de mieux en mieux, on passe beaucoup de temps ensemble. On était comme des frères en sélection mais aujourd’hui on est plus dans l’intimité. On fait chambre commune lors des mises au vert, donc on a un peu plus d’échanges, je suis très fier aujourd’hui de pouvoir compter sur lui.  
Puisque vous le découvrez, que pourriez-vous dire de Belkalem en tant que  personne ?
C’est un garçon super, Essaid c’est surtout quelqu’un de confiance  sur qui on peut compter. C’est un fils de famille comme on dit chez nous.   C’est aussi un joueur qui a beaucoup de caractère, il ne se laisse pas faire, ce sont des qualités que j’apprécie. 
Vous êtes décisifs tous les  deux  et on parle beaucoup de votre complicité sur et en dehors du terrain…
Vous savez, c’est plus agréable de jouer avec quelqu’un qu’on aime   plutôt que de se retrouver avec une personne qu’on déteste.  Donc, aujourd’hui, notre force c’est notre bonne entente sur et en dehors du terrain et notre  grande complicité.   On marque des buts, c’est vrai, mais les attentes ici sont très grandes de la part des dirigeants et des supporteurs. Donc il faudra continuer comme ça si on veut garder notre place et continuer à être acceptés. 
Vous avez joué les deux premiers matchs des éliminatoires de la CAN 2015, ensemble dans l’axe, êtes-vous associé en club en défense centrale ?
Je dois d’abord dire que ce n’est pas  la première fois que l’on joue ensemble à ce poste.  J’ai en souvenir son premier match en sélection à Casablanca contre la Libye où on avait évolué ensemble en défense centrale. Il avait été très performant. Avec Trabzon, on a été alignés par exemple contre Mersin et nous avions marqué tous les deux pour assurer notre premier succès en championnat. 
 Personnellement, vous  ne pensez pas qu’il était temps pour vous  de vous stabiliser en défense centrale ?
 Ce sont les choix des entraineurs.  Après, c’est vrai, je suis défenseur central de formation, c’est vrai aussi que c’est un poste que j’affectionne particulièrement.  Maintenant j’ai des aptitudes à jouer en sentinelle devant la défense dans un certain registre de jeu,  donc voilà, je suis  quelqu’un de défensif pour faire ce travail de l’ombre pour une équipe.   
Ces changements de poste à répétition ne vous perturbent-ils pas ? 
Non, je prends cela plutôt comme une chance et un avantage plutôt qu’un inconvénient puisque ça m’offre l’opportunité de jouer à chaque fois. Jouer en sentinelle ne me dérange pas…
Dans ce poste de sentinelle, vous vous débrouillez pourtant très bien, ça a même fait parler la légende vivante, Fabio Capello ; une réaction ?
 Ça fait vraiment plaisir, je ne vous cache pas que j’étais surpris de lire ses éloges dans la presse. C’est gratifiant pour moi et pour l’investissement que j’ai consacré à l’Equipe nationale. Croyez-moi, j’ai consenti beaucoup d’efforts et de concessions pour être prêt pour ce Mondial. C’est aussi une belle réponse à certains spécialistes qui me donnaient fini pour le football ou alors condamné à jouer en Ligue 2. 
Vous avez connu Gourcuff à Lorient ; dans quel registre vous utilisait-il et quel type d’entraîneur avez-vous connu alor ?
J’ai eu la chance de commencer ma carrière  avec Christian Gourcuff. C’est lui qui m’a lancé en Division 2 à Lorient, cela remonte à 10 ans.  Après, Gourcuff n’est plus à présenter.  On sait que c’est l’un des meilleurs tacticiens en France, c’est quelqu’un qui a réussi à réaliser de gros résultats avec peu de moyens. 
Quels souvenirs gardez-vous de cet entraineur à Lorient ?
C’est un coach qui a toujours su relancer des joueurs en difficulté.  Je pense que sa vision du football est basée sur un jeu très technique avec beaucoup  de redoublement de passes et une assise tactique très stricte, cela peut faire beaucoup de bien  à l’Equipe nationale et au football algérien. Après, c’est sûr qu’on tirera du positif et que l’on sortira grandis de travailler sous sa coupe. 
Mansouri aussi, vous l’avez connu très jeune, il était votre ancien camarade et là il devient votre entraineur…
Déjà je suis content pour lui. Yazid a beaucoup donné à l’Algérie pendant des années en tant que capitaine et joueur pendant plus de 10 ans. Il a été aussi joueur de Lorient durant 4 ans, je crois, et il a côtoyé le  coach Gourcuff pendant ces années-là. Donc aujourd’hui ils se connaissent par cœur. 
Après l’avoir connu comme capitaine, quel est son rôle en sélection maintenant ?
C’est quelqu’un qui fait très bien la transition entre le coach, notre génération de 2010 et notre équipe actuelle. C’est quelqu’un qui connait très bien la maison.  
Il parait qu’il a été pour beaucoup dans votre intégration parmi les Verts en 2010 ?
C’est vrai, il a été pour beaucoup dans mon choix de jouer pour l’Algérie. On était coéquipiers ensemble à Lorient, on faisait chambre commune pendant les  mises au vert et à mon arrivée Lorient il m’avait pris sous son aile comme son petit frère et ça je ne pourrais l’oublier.  
Peut-il devenir un bon entraineur ou  un bon sélectionneur ?
Bien sûr, c’est déjà bien pour lui de faire ses débuts avec un coach  comme  Gourcuff.  Il passe ses diplômes en même temps pour pouvoir acquérir un gros bagage technique et tactique.   
Vous avez aussi connu Ziani à Lorient…
Oui, Karim est un équipier modèle. Avec Rafik Djebbour, il est le joueur le plus nationaliste que j’ai jamais rencontré. Lorsqu’on était à Lorient, il y a 10 ans, il  n’arrêtait pas de nous raconter ses périples africains avec l’Algérie. Les mecs le chambraient mais il avait une certaine manière d’expliquer ça qu’on ne pouvait s’empêcher de le suivre. Lui aussi, avec son papa Rabah, il a été pour beaucoup dans mon choix pour l’Algérie. 
Vous êtes arrivé en 2010 en sélection, vous avez deux Coupes du monde et une CAN jouées, parlez-nous des ces 4 années passées en sélection ?
 Je suis très fier de ce que j’ai vécu en sélection.  Mon arrivée en équipe nationale n’a pas été évidente parce qu’on est arrivés comme ça directement en Coupe du monde 2010. On nous voyait  prendre  la place de certains éléments qui avaient fait les qualifications au Mondial, ce n’était pas facile de se positionner par rapport à cela. 
Comment avez-vous vécu cela justement ?
Je suis arrivé avec un statut de remplaçant dans cette équipe et j’ai pris mon mal en patience parce que j’étais déjà très fier d’appartenir à ce banc de touche de l’EN dans une aussi grande compétition. J’ai appris par la suite à mieux m’intégrer dans le collectif et petit à petit je me suis fondu dans l’équipe pour prendre du temps de jeu jusqu’à devenir un titulaire dans cette sélection nationale. 
 En quoi avez-vous ressenti que vous n’avez pas été vite accepté ?
Je pense qu’à un moment donné, cette loi des binationaux avait fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, si je suis accepté en tant que joueur algérien, c’est parce que je jouais avec le cœur et je jouais par amour pour ce pays et ce drapeau. Chose qui était au départ  difficile à faire comprendre parce que je suis issu d’une culture franco-algérienne,  j’ai une mère française, et j’ai un prénom qui est, on va dire européen, voire américain (Carl).  Ensuite, on a pu découvrir que j’avais les bras tatoués et là certaines personnes ont pu remettre en cause mon algérianité.
Ça vous a fait mal ?
Bien sûr, mais j’ai su surmonter cela pour prouver à tout le monde, sur le terrain et  aussi par mes valeurs que j’étais un Algérien à part entière et que s’il y avait quelqu’un qui était prêt à mourir pour l’Algérie, c’était bien moi.  
Un message aux jeunes binationaux qui vont lire cette interview et qui auront peur de vivre ce que vous avez vécu peut-être ?
Oui, j’incite tous les joueurs binationaux qui ont envie de jouer pour l’équipe d’Algérie à le faire sans aucune hésitation parce que ce choix dans ma carrière et ma vie d’homme a complètement bouleversé et changé ma vie. Aujourd’hui, je ne suis plus le même homme que j’étais il y a 4 ans.  Je ne suis plus le même joueur, j’ai beaucoup progressé et j’en suis fier. 
Plus le même homme, c’est-à-dire que vous avez découvert des choses que vous ne connaissiez pas, comme la religion, les  traditions et les valeurs…
Oui voilà, mais je n’étais pas novice en arrivant. La religion, le pays, j’avais toutes ces choses-là en tête.  C’est quelque chose que je pratiquais déjà à l’époque. Mais il est vrai que c’est en venant régulièrement en Algérie que j’ai pu mieux découvrir ma religion et d’autres personnes de ma famille. J’ai appris aussi à venir me ressourcer en Algérie auprès des miens.   
Votre grand-mère y était aussi pour quelque chose pour surmonter cette difficulté ?
Oui, c’est grâce à elle aussi que je suis devenu l’homme que je suis. C’était mon lien de sang et de cœur avec l’Algérie. Sa disparition m’a beaucoup touché. A  chaque fois que l’hymne national retentit j’ai une pensée pour ma grand-mère. Elle me donnait toute la force pour être costaud sur le terrain.    
Ce bon parcours en Coupe du monde vous a permis de vous hisser à la 15e place, vous la savourez ?
Oui, on sait que ce n’est pas venu par hasard. C’est le fruit  de nombreuses heures de travail sur le terrain. Aujourd’hui on est 15e mondial et leader du classement africain, c’est une grande récompense pour notre équipe mais on n’a pas envie de s’arrêter en si bon parcours. Je pense que nous avons une bonne marge de progression. 
Vous êtes là depuis 2010, l’équipe nationale a progressé sur quel plan ?
Sur de nombreux plans. Je pense que, depuis 2010, il y a eu une nouvelle génération qui a pris le relais. On a progressé ensemble et on a galéré ensemble parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a un peu plus d’un an, on est passés par une grande désillusion suite à cette CAN 2013 ratée.  Je pense que ç’a été salvateur, on a appris de nos erreurs pour arriver aux résultats réalisés. Aujourd’hui,  tout le monde  adhère au projet de l’équipe nationale.   
Durant vos 4 années passées en équipe nationale, quel a été le souvenir le plus éclatant que vous gardez et le pire moment que vous avez vécu ?
Je commencerai par la chose qui m’a fait le plus mal, c’est cette CAN 2013 ratée en Afrique du Sud. On était partis là-bas avec de grosses ambitions mais on a pris une claque.  Pour le meilleur  souvenir, je dirais qu’il y en a deux : le match retour face au Burkina Faso à Blida où on avait validé notre ticket au Mondial et,  bien  sûr, ce match nul contre la Russie qui nous envoie dans l’histoire du football algérien avec cette qualification au second tour. 
Mais finalement, vous n’avez pas joué face à l’Allemagne, comment avez-vous vécu cela ?
C’était pénible surtout que j’avais essayé jusqu’au dernier moment de prendre ma place. J’avais même fait des tests vers 11h, le matin du match mais j’avais ressenti des douleurs atroces au mollet et j’ai dû céder ma place à quelqu’un de plus frais.  
Vous ne  l’avez pas jouée perso, vous avez  du coup offert la possibilité à Mostefa, votre ami, de bien quitter la sélection, avec ce match mémorable contre les Champions du monde ?
Je n’ai pas voulu la jouer égoïste et priver un coéquipier beaucoup plus prêt à jouer ce match. Je n’avais pas le droit de mettre en difficulté mon équipe dans un match aussi intense. Pour Mostefa, je pense que les choses ont été bien faites puisque mon ami Mehdi a sorti un grand match.   Franchement, c’est un beau clin d’œil que ce soit Mehdi qui joue parce que c’est mon ami et qu’on était très proches. Permettez-moi de lui adresser un grand bonjour. 
Selon les dernières informations,  la CAN pourrait bien être annulée, des appréhensions ?
Non, pas forcément, de toute façon on se doit d’être prêts à toute éventualité. S’il faut la reporter, on sera là pour gérer cette décision, s’il faut l’annuler on prendra acte de cette décision mais c’est vrai que, pour l’intérêt du football africain, ça serait bien de pouvoir disputer cette CAN. 
Les deux matchs qui restent face à l’Ethiopie et le Mali, vous les voyez comment ?
Deux matchs à gagner. On a envie de continuer sur la lancée. Vous savez, la meilleure manière de préserver ce bon état d’esprit et le consolider c’est d’enchaîner les victoires.   
Le virus Ebola fait des misères en Afrique, on a découvert quelques cas au Mali, vous discutez entre vous de ce problème ?
 Avec Essaid on aborde souvent ce sujet. On a appris que, malheureusement, le Mali  est contaminé par ce virus, mais bon ! il y a des mesures de sécurité qui sont prises par les instances du football et quelle que soit la décision qui sera prise pour ce déplacement, on le fera, on fait confiance à nos dirigeants. 
On a même évoqué une co-organisation entre l’Algérie et la Tunisie, c’est une rumeur qui vous fait plaisir ?
C’est clair. Si cela se confirmait, on serait les premiers heureux et enchantés de jouer cette CAN chez nous ou dans un pays voisin comme la Tunisie. Maintenant, on est dans l’impatience de connaitre où ça va se jouer pour pouvoir se projeter.  
 Les Algériens sont derrière vous et veulent gagner cette CAN 2015, cette ferveur vous fait-elle peur ?
Non, ça ne me fait pas peur. Seulement, j’appelle à la prudence et à la lucidité.  C’est bien d’être ambitieux mais il faut garder les pieds sur terre. Le rêve est permis mais il ne faut pas promettre le sacre au peuple au risque de se mettre sous pression dès maintenant.   C’est le rêve de chacun de nous mais comme je viens de le dire il faut éviter de trop s’enflammer.  
Comment avez-vous vécu la tragédie qui a frappé le football algérien quelques jours après le bon Mondial, avec ce décès tragique d’Albert Ebossé ?
C’est vrai que ça nous a fait mal.  On a été, à l’instar de tous les acteurs du football algérien et africain, choqués par cette terrible tragédie ; je pense que ce sont des choses qu’on ne devrait plus voir sur un terrain de football, c’est triste. J’ai eu une pensée pour sa famille, ses proches et ses coéquipiers. 
Le message à faire passer pour éradiquer  ce fléau ?
Justement, en tant que joueurs de l’équipe nationale, on mène une campagne de sensibilisation contre la violence. On veut surtout appeler les supporters à prendre du plaisir en allant au stade.  Le football est une fête et non pas un champ de bataille.  
Il y a aussi de bonnes nouvelles, l’ES Sétif champion d’Afrique… Un petit mot ?
On est tous contents en tant qu’Algériens de ce sacre africain de l’ES Sétif. On n’est pas surpris, c’est dans la logique du parcours des Verts au Mondial. La fête du football algérien continue, ça fait plaisir que nos clubs s’illustrent en Afrique. 
Avez-vous suivi cette finale ?
Non, j’avais un match de championnat programmé à la même heure.  Après, j’étais très content qu’un club algérien se hisse sur le toit de l’Afrique. Je ne connais pas beaucoup de joueurs de l’Entente, mais je suis très content pour notre ami Sofiane Khedairia parce que j’ai lu dans votre journal que c’était une belle revanche pour lui après le début de saison difficile qu’il a eu. Je  voudrais lui dire qu’on est fiers de toi Soso (Khedairia), on est tous derrière vous et j’espère que l’ESS va honorer comme il se doit l’Algérie en Coupe du monde des clubs. 
 Et si on abordait le championnat national, El Harrach caracole en tête du classement et le MOB est dauphin ; vous êtes surpris de ce classement après 10 journées ?
Je pense que c’est une grosse surprise pour Béjaïa qui a aussi occupé la première place, il y a une semaine. On est très content pour la Kabylie. Après, pour El Harrach, je suis toujours les résultats de cette équipe parce que j’ai de la famille là-bas. Je suis content pour eux et j’espère qu’ils continueront ce beau parcours. 
Vous avez été retenu parmi les 10 meilleurs joueurs algériens nominés pour le Ballon d’Or 2014, votre sentiment ?
Je dirais que c’est une surprise pour moi. Après, je suis très honoré de pouvoir être parmi cette liste de nominés. Cela vient confirmer et récompenser mon année et mon travail. 
L’année passée, c’était Slimani. Si on vous demandait votre lauréat pour cette année 2014 ?
Pour moi ils sont tous favoris. Aujourd’hui, cette liste de nominés regorge de très bons joueurs. Slimani a marqué beaucoup de buts importants en sélection et au sein de son club.  Feghouli carbure depuis de nombreuses saisons en Liga. Il a fait une bonne Coupe du monde et inscrit 6 buts exceptionnels avec Valence, il y a aussi Yacine Brahimi qui a explosé avec Porto. Il a été aussi élu meilleur Africain de l’année en Espagne… Donc voilà, le choix est vraiment difficile à faire. Je n’ai pas de favori car c’est difficile de sortir un joueur comme ça, c’est très serré.  
 Et si on revenait à vos débuts professionnels, de Saint-Etienne à Liverpool, en passant par Lorient, Ajaccio, Monaco, l’Olympiakos, Valenciennes et, enfin, le Trabzon… 
J’ai connu une carrière assez mouvementée mais qui reste très riche. Lorsque j’étais jeune, j’étais prédestiné à une grande carrière.  Lorsque j’étais à Saint-Etienne, Liverpool m’avait sollicité. Il y avait aussi Manchester United et Sir Alex Ferguson qui me voulaient à United. 
 Il parait qu’il y avait aussi de grosses écuries derrière vous ? 
C’est exact. En plus de Manchester et Liverpool, il y avait le FC Valence et le Bayern de Munich qui me voulaient. J’ai été reçu avec mes parents par Ferguson dans son bureau, mais finalement j’ai suivi Gérard Houllier à Liverpool. 
Des regrets ?
Non, aucun, puisque chaque étape était une expérience riche pour moi. Et puis opter pour Liverpool était une étape  marquante de ma carrière. Côtoyer Owen, Gerrard et Heskey était aussi une période faste de ma vie. 
Avant de terminer, on remarque des tableaux de Mohamed Ali ; vous êtes fan de ce grand champion ?
Oui, c’est mon idole, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup. J’ai beaucoup lu et regardé des documentaires et films sur lui, il m’a beaucoup inspiré durant mon enfance. Etant fils d’un ancien boxeur, je devais donc m’intéresser à ce grand champion hors pair. 
Merci Carl pour cette interview… On vous laisse conclure ?
C’est moi qui vous remercie de vous être déplacés jusqu’ici. A bientôt inch’Allah et c’était un plaisir. 

Publié dans : belkalem JSK MOB capello Ferguson Medjani Ziani Chrisitian Gourcuff Hallilhodzic usmn

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