Interview

JSK : Bensaïd : «Hannachi a beaucoup donné à la JSK mais s’il faut qu’il parte pour que celle-ci retrouve son lustre d’antan, il n’a qu’à le faire»

«Les anciens joueurs et Hannachi doivent se rencontrer pour trouver un terrain d’entente pour le bien de la JSK»

Auteur : mercredi 27 mai 2015 01:30

Suite à une saison passée avec la formation d’Al Hadjar, l’attaquant Adlen Bensaïd a décidé de raccrocher après 16 ans de carrière. Flamboyant durant son parcoiurs, le natif d’Annaba que nous avons contacté hier matin est revenu sur sa carrière footballistique et les deux années passées à la JSK où il a remporté un championnat  sous la houlette de Moussa Saïb. Ainsi, il a donné son avis sur la situation critique que les Canaris traversent depuis l’entame de la saison. Entretien !

Bonsoir Adlen et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions…
Il n’y a pas de souci, je suis flatté, du moment que vous avez pensé à moi. Je suis prêt à répondre à toutes vos questions.
Vous vous êtes éclipsez de la scène sportive, que faites-vous à l’heure actuelle ?
Effectivement, j’ai pris un peu de recul par rapport aux médias. La saison écoulée, j’ai défendu le maillot de la formation d’El Hadjar avant de raccrocher cette année.
Pourquoi avez-vous pris une telle décision à l’âge de 34 ans alors que vous êtes capables de poursuivre l’aventure pour une ou deux années ?
Je suis entièrement d’accord avec vous, j’aurai pu poursuivre l’aventure en optant pour une autre équipe de Ligues 1 et 2 Mobilis, car le niveau n’est pas fort depuis quelques années, mais j’ai préféré mettre fin à ma carrière à cause des multiples blessures au genou. Je n’en peux plus. C’était préférable pour moi de raccrocher.
Et que faites-vous de bon en ce moment ?
Une fois que j’ai arrêté le football, j’ai entamé les formations pour obtenir mon diplôme d’entraîneur. Après 16 ans de carrière, il m’est évident de rester dans le domaine sportif et, pourquoi pas, devenir entraîneur à l’avenir. Toutefois, je m’occupe aussi de mon commerce. Comme vous savez, la carrière d’un joueur est courte et il faut savoir la gérer.
On vous a contacté pour prendre de vos nouvelles et pour répondre à nos questions concernant votre passage à la JSK. Qu’avez-vous à dire là-dessus ?
Ah la JSK ! J’ai joué deux saisons dans cette grande équipe et croyez-moi, c’était la plus belle période de toute ma carrière. Certes, j’ai passé des moments inoubliables avec plusieurs clubs, mais pas comme à la JSK. C’est un honneur pour moi d’avoir joué dans cette grande équipe. La JSK, c’est du lourd mon frère !
Vous avez signé au sein de cette équipe lors de la saison 2007-2008 et vous avez remporté le championnat sous l’ère Moussa Saïb. Parlez-nous de cette période ?
C’était la grande JSK ! Je me souviens comme si c’était aujourd’hui. Nous avions une très grande équipe avec des joueurs talentueux, pétris de qualité. Même l’entraîneur de l’époque, Moussa Saïb, était pour beaucoup dans ce titre. C’était magique ! On faisait peur à nos adversaires et on était tout le temps confiants de gagner.
Lors de votre deuxième saison, vous vous êtes classés deuxième. Comment se fait-il que vous ayez laissé filer le titre pour l’Entente ?
Cette année-là, c’était notre pire départ. Je crois que nous avons même été classé dernier au classement avant de revenir en force par la suite. Je me rappelle que c’était Moldovane, le coach d’alors, avant qu’il ne soit limogé et remplacé par Ifticen. Ce dernier n’a pas aussi trop tardé. Et avec l’arrivée de Lang, la JSK a retrouvé sa vitesse de croisière. Nous avons terminé la saison à la deuxième place et on aurait pu remporter le titre si ce n’était pas le match nul que nous avons concédé à Al Khroub devant l’ASK.
Et votre départ de la JSK est-il dû à quoi ?
Vous savez, j’allais me marier, donc j’ai opté pour une équipe qui m’est proche de ma famille. Aujourd’hui, je regrette cette décision. Ma plus grande bêtise, c’était de quitter la JSK lorsque j’avais la possibilité de rester plus longtemps.
Puisqu’on parle des joueurs que vous avez fréquentés à cette époque, comment était l’ambiance au sein du groupe ?
L’ambiance a toujours été au top au sein du groupe. Nous étions unis et solidaires. Même les joueurs avaient de la qualité, à l’image de Nabil Hemani, que Dieu ait son âme.
Comment vous avez appris son décès ?
Croyez-moi, je n’arrive toujours pas à le croire. Deux mois avant son décès, je l’ai rencontré à Annaba et nous avons discuté sur tout. Quelque temps plus tard, j’ai appris cette mauvaise nouvelle. Nabil était un homme avec un cœur très grand. Que Dieu ait son âme !
A cet époque, la JSK renfermait un joueur que tout le monde considérait comme étant le meilleur du championnat, Wassiou en l’occurrence…
Ah ! Vous m’avez rappelé les bons souvenirs. Avant de signer à la JSK, j’entendais parler de ce joueur et de ses qualités, mais lorsque j’ai joué à ses côtés, j’ai compris beaucoup de chose. Wassiou est le meilleur africain qui s’est produit en Algérie. Il avait les qualités pour jouer dans n’importe quel club européen. C’est un plaisir de s’entraîner à ses côtés. Malheureusement, il avait des problèmes et quand il partait chez lui, il ne revenait pas à temps. C’est vraiment dommage, car la JSK n’a pas bénéficié de ses qualités. Il y a aussi un autre joueur que j’admire beaucoup.
Lequel ?
De Tayeb Maroci. C’est un excellent joueur qui renferme beaucoup de qualité. Si ce n’était pas la blessure, Tayeb aurait décroché un contrat pro très facilement.
Que pensez-vous de la JSK de ces dernières années ?
Le football a changé depuis quelques années et la JSK n’est plus la même. Certes, le club a remporté une Coupe d’Algérie, mais c’est insuffisant pour une grande équipe comme la JSK. Parlant de cette année, la mort d’Ebossé a tout basculé et croyez-moi, ce n’est pas facile de jouer 23 matchs en dehors de Tizi Ouzou et à huis clos. Comme l’USMA, avec ses stars, elle joue la relégation et va affronter l’ASO dans un match de la dernière chance.
Les supporters critiquent la gestion du président Hannachi qui, selon eux, a conduit le club vers la débandade. Qu’en pensez-vous ?
Tout d’abord, il faut reconnaître que Hannachi a beaucoup donné à la JSK ; je me souviens qu’il pleurait quand on perdait des matchs. Mais je crois qu’il est temps pour lui de partir. Il a beaucoup donné au club mais si les anciens qui se réunissent à chaque fois estiment qu’il doit partir, il n’a qu’à le faire. Je voudrais ajouter quelque chose.
Allez-y…
Si Hannachi décide de partir, il ne doit pas laisser le club d’un jour à un autre. Il doit apporter sans savoir-faire pendant quelque temps, avant de se retirer définitivement.
Les anciens joueurs ont créé un comité de sauvegarde de la JSK. Votre avis sur cette initiative…
Les anciens savent ce qu’ils font et leur acte ne profite qu’à la JSK. Je crois qu’ils doivent fixer un rendez-vous à Hannachi pour engager des discussions et essayer de trouver une solution. C’est pour l’intérêt du club. A mon avis, ce genre de décisions peut perturber le club et le recrutement.
Etes-vous au courant que la voiture du président a été saccagée après le match face à l’USMH ?
Oui, j’ai appris cette information, mais je pense qu’il ne faut pas en arriver là. Basta la violence ! Il faut savoir réclamer nos droits pacifiquement. Ce n’est pas en utilisant la force que Hannachi partira.
On vous laisse le soin de conclure…
Je saisi cette occasion pour saluer les supporters de la JSK que j’admire beaucoup. La Kabylie et Tizi Ouzou me manquent énormément. J’ai connu des hommes lors de mon passage dans ce club. J’espère de tout mon cœur que l’équipe retrouve son lustre d’antan et dominer à nouveau le championnat. La JSK est un symbole, il faut la préserver. Toutefois, je tiens à dire que l’équipe du Djurdjura aura besoin de deux ou trois leaders pour booster les joueurs. Je me rappelle que le club possédait les Belkaïd, Bendahmane, Zafour et Raho. C’est dernières années, cette tradition a disparu.

Publié dans : JSK Bensaid

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