Togo, Salifou : «C’était terrifiant !»
PUBLIE LE : 06-02-2010 | 00:00 | PAR LE BUTEUR
«Persuadé que je n'allais pas quitter le bus vivant»
L'attaque dont a été victime la délégation togolaise avant le début de la CAN a laissé des traces dans les esprits. L'attaquant des Eperviers, Moustapha Salifou, raconte, dans le Daily Mail : «C'était terrifiant. Le gardien de but (Obilade Kossi, gravement blessé) était en train de danser et le chargé de presse prenait des photos. Ils ont été touchés. Je pensais que tout le monde allait mourir.» Des indépendantistes du Cabinda ont mitraillé le bus du Togo, tuant le chargé de communication, Stanislas Ocloo, et l'entraîneur des gardiens Abalo Amelete. «Nous étions en train de traverser une forêt quand le bus a été mitraillé», raconte Salifou. Le chauffeur a été touché. Après deux ou trois minutes, nous nous sommes couchés par terre et avons commencé à pleurer. Nos agents de sécurité ont alors riposté et l'un d'eux nous a demandé d'arrêter de pleurer afin qu'ils ne sachent pas que nous étions encore en vie.»
«Persuadé que je n'allais pas quitter le bus vivant»
Le joueur d'Aston Villa a eu du mal à se remettre de cette attaque : «J'étais persuadé que je n'allais pas quitter le bus vivant. Depuis mon retour au pays, je ne parvenais pas à m'endormir pendant quatre jours. Et quand j'y arrivais, je me réveillais vers trois ou quatre heures du matin avec quelqu'un en train de me tirer dessus.»
Après l'attaque, le gouvernement togolais a rappelé ses joueurs, qui se sont vu infliger quatre ans de suspension par la Confédération africaine (CAF). Une décision incompréhensible et surtout injuste pour Salifou : «Ils nous traitent ainsi parce que nous sommes un petit pays. Si c'était le Cameroun ou la Côte d'Ivoire, ils ne seraient jamais suspendus de deux Coupes d'Afrique des nations. Et ils auraient même annulé la compétition si ce drame était arrivé à l'une de ces deux nations», regrette-t-il.


