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Le Chef du
gouvernement invité d’honneur
de la cérémonie du 6e Ballon d’Or
Ziani en Or |
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Ziani reçoit le
Ballon d’Or en présence du Chef du gouvernement
La 6e cérémonie du Ballon
d’Or El Heddaf-Le Buteur a été, comme chaque année,
grandiose et truffée de belles surprises. Le lauréat
lui-même, Karim Ziani, ne s’attendait certainement pas à
une assistance d’une qualité aussi relevée. En effet, la
belle surprise a été la présence, à la salle Tassili de
l’hôtel Hilton, du Chef du gouvernement, M. Abdelaziz
Belkhadem, et de deux ministres, M. Djamel Ould Abbès,
ministre de la Solidarité nationale et M. Tayeb Louh,
ministre du Travail et de la Sécurité sociale, ainsi que
d’autres figures de la scène politique et des
personnalités marquantes du monde sportif dont M.
Mustapha Berraf, président du Comité olympique algérien,
M. Hamid Hadadj, président de la Fédération algérienne
de football, et M. Ali Malek, président de la Ligue
nationale de football.
Durant une heure et demie et dans une ambiance familiale
et surtout très conviviale, lauréats, ministres, hommes
politiques, figures marquantes du monde du football et
sponsors se sont succédé sur la scène pour recevoir ou
remettre des récompenses couronnant une saison, un
parcours, une carrière ou une action marquante. M.
Abdelaziz Belkhadem, Chef du gouvernement, était
tellement à son aise qu’il est resté jusqu’à la fin de
la cérémonie. En plus des trophées désormais
traditionnels (meilleur cadet, meilleur junior, meilleur
espoir, meilleur joueur étranger, meilleur gardien de
but, meilleur buteur, meilleur joueur…), de nouvelles
récompenses ont été initiées, comme le Sifflet d’Or, qui
prime le meilleur arbitre de la saison, et la Révélation
de la saison, sans compter les prix spéciaux.
Le regretté Embarek
Attia et Azzedine Rahim
provoquent l’émotion
Les deux moments les plus émouvants ont été l’hommage
rendu au regretté Embarek Attia, ancien président de l’OMR,
à travers le prix de la Mémoire remis à son frère
Abdelmalek, et la réconciliation entre Azzedine Rahim et
Tarek Lazizi, à l’occasion de la remise d’un prix le
récompensant pour l’ensemble de sa carrière. Le premier
a permis à l’assistance de se souvenir d’un homme dont
tout le monde reconnaît la probité et l’abnégation dont
il a fait preuve durant son parcours footballistique. Le
deuxième a permis d’effacer dix ans de brouille née de
la blessure de Rahim sur un tacle appuyé de Lazizi.
L’émotion était également présente à l’annonce du
financement, par El Heddaf et Le Buteur, de l’achat
d’une ambulance équipée au bénéfice d’une association
d’enfants cancéreux.
Abdelaziz Belkhadem honoré
L’un des moments forts de la cérémonie a été la
remise d’un plateau argenté à M. Abdelaziz Belkhadem, en
signe de reconnaissance pour son œuvre en faveur du
sport en général et de la jeunesse en particulier. Le
plateau lui a été remis par Nabil Amra, Directeur des
journaux El Heddaf et Le Buteur, accompagné d’un
discours de félicitations. M. Belkhadem, surpris par ce
cadeau auquel il ne s’y attendait pas, a remercié les
journaux en se déclarant toujours au service du sport
algérien. Le «clou» de la soirée a été la remise du
Ballon d’Or à Karim Ziani. Billel Dziri, en sa qualité
de lauréat de la précédente édition, a remis le trophée
à son successeur en présence de M. Belkhadem, Chef du
gouvernement, M. Nabil Amra, directeur des journaux El
Heddaf et Le Buteur, et du grand-père du lauréat venu
spécialement de Béjaïa, en dépit de sa maladie, pour
représenter la famille. C’était le bouquet final de la
cérémonie, laquelle a été suivie d’un dîner ponctué
d’une tombola pour faire gagner 5 cadeaux offerts par
Fujitsu Siemens Computers et d’une ultime surprise : un
gâteau offert à Lakhdar Belloumi, à l’occasion de son
48e anniversaire. La cérémonie du Ballon d’Or s’est
achevée ainsi dans la joie et le bonheur, comme les
précédentes d’ailleurs. Rendez-vous est pris pour la 7e
édition !
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Ziani :«Je
dédie ce trophée à ma fille Lina dont la naissance est
imminente»
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«Je suis très honoré. Merci.» Ce sont les seuls mots
qu’avait prononcés Karim Ziani sur le plateau de Canal+
lorsqu’on lui avait remis le trophée de meilleur joueur de
Ligue 2 française au terme de la saison précédente. Timide
et réservé, Karim n’aime pas trop les protocoles et se sent
très gêné sous les feux de la rampe. Lorsque le Ballon d’Or
El-Heddaf-Le Buteur lui a été remis, jeudi soir, il a essayé
d’être plus généreux en essayant de se montrer plus prolixe,
non sans souhaiter à tout le monde une bonne soirée, après
avoir remercié les initiateurs de cette tradition et ceux
qui ont voté pour lui et ce, malgré la présence à ses côtés
du Chef du gouvernement. Ce n’est qu’une fois seul dans sa
chambre qu’il s’est senti à l’aise. C’est d’ailleurs là
qu’il nous a reçus pour un entretien à cœur ouvert où il
révèle des détails de sa vie jusque-là inconnus du public.
-
Vous êtes le nouveau
Ballon d’Or algérien, une consécration que vous
attendiez depuis longtemps ; quels sont vos sentiments ?
Tout à l’heure lorsqu’on m’avait remis le trophée,
j’étais ému au point de ne pas trouver les mots pour
décrire ce que je ressentais à ce moment. C’est un
sentiment de fierté et d’honneur. Ce trophée est une
reconnaissance très importante pour moi parce que, tout
simplement, je viens d’être primé et reconnu dans mon
pays, avec mon grand-père à mes côtés, en présence du
Chef du gouvernement de surcroît. Vous ne pouvez pas
savoir ce que cela représente pour moi.
-
Vous attendiez-vous à
cette consécration ?
Je l’espérais. Je ne vous cache pas que le Ballon d’Or
de la saison précédente m’est resté en travers de la
gorge, car je l’avais raté de peu. Mais j’ai été quand
même très fier d’avoir été choisi par le public lors de
l’édition de 2004. Cette année, je pense que je le
mérite et je remercie tous ceux qui ont voté pour moi,
ainsi que Le Buteur et El Heddaf pour l’organisation de
ce grand événement.
-
Que pensez-vous de
votre soirée ?
Pour être franc avec vous, je n’ai jamais imaginé que
cette cérémonie serait de cette ampleur. C’est très
fort, et franchement, elle n’a rien à envier à la
cérémonie d’annonce du Ballon d’Or de France Football ni
aux autres. J’ai été à la fois impressionné et bluffé.
-
En plus du Chef du
gouvernement et des ministres qui étaient là pour vous,
une star mondiale, un champion du monde, qui devait lui
aussi nous honorer de sa présence, s’est excusé à la
dernière minute de ne pouvoir venir. Il s’agit de
Genarro Gattuso…
J’aurais sans doute aimé qu’il soit présent, cela aurait
été également un honneur pour moi, mais des stars du
football, j’en croise tous les week-ends sur les
terrains comme en dehors : Ribéry, Juninho, Pauleta,
Malouda... Mais celui que j’ai peu de chances de croiser
sur mon chemin, c’est le Chef du gouvernement de mon
pays. J’ai été très honoré de sa présence et de celle
des autres ministres, et cela donne une plus grande
dimension à cette cérémonie.
-
Que pensez-vous des
autres nominés, vos concurrents pour le Ballon d’Or ?
S’ils ont été nominés, c’est qu’ils se sont tous
distingués par rapport aux autres lors de la saison
précédente. Je les connais tous, ce sont de bons joueurs
qui auraient pu aussi gagner ce Ballon d’Or. Je veux
parler surtout de Hadj Aïssa pour dire qu’il est en
train de perdre son temps ici, dans le championnat
algérien. Il est temps pour lui de franchir un autre
palier. Il doit prendre Daham comme exemple et faire
comme lui. Je ne comprends pas pourquoi on ne facilite
pas les choses ici en Algérie pour permettre aux jeunes
talents d’évoluer en Europe. Le Maroc et la Tunisie nous
ont devancé à ce niveau en envoyant leurs jeunes talents
très tôt en Europe afin qu’ils puissent s’affirmer.
-
En plus du fait que
c’est une reconnaissance de votre pays, que peut
représenter aussi pour vous ce Ballon d’Or ?
C’est une satisfaction familiale. Je sais qu’en ce
moment, mes parents sont très contents et très fiers de
moi. C’est aussi le fruit de leur labeur. Je profite
d’ailleurs de cette occasion pour dédier ce Ballon d’Or
à mon père qui n’a pu être présent aujourd’hui avec moi,
et surtout à ma mère que je n’oublie pas cette fois, car
elle me reproche toujours de ne pas la citer dans mes
interviews, comme je le fais avec mon père. Voilà donc
qui est fait. Et la chose qui va certainement me faire
très plaisir, c’est de dédier ce trophée à ma femme et à
ma fille Lina qui va naître (au moment de l’intervieiw,
la famille Ziani attendait un heureux évènement, ndlr).
-
Le public ne savait
pas que vous êtes marié...
Je suis marié et j’attends une fille qui va naître d’un
moment à l’autre.
-
Beaucoup de vos
admiratrices ici en Algérie vont être déçues de
l’apprendre …
(Rires) Il faut qu’elles sachent que j’ai fait mon choix
et que mon cœur est pris. J’ai choisi la femme que
j’aime.
Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis votre
mariage ?
Pas grand-chose, sauf que je me sens aujourd’hui plus
responsable et c’est tout à fait normal. Je me sens plus
mûr. Le statut de père va m’obliger à être plus
réfléchi.
-
Votre père Rabah est
un supporter de l’USMA. En est-il de même pour vous ?
Mon père est un chauvin de l’USMA, mais moi, j’aime la
JSK. J’aime aussi le public du MCA qui m’impressionne.
Avec un public pareil, le Mouloudia devrait jouer pour
des titres chaque saison. Quand je regarde des matches
du MCA à la télé et quand je vois ce merveilleux public,
je me dis que le Mouloudia a une grande chance.
-
Vous êtes kabyle, vous
aimez la JSK, mais cet après-midi (entretien réalisé
dans la nuit du jeudi à vendredi, ndlr), lors de votre
passage au studio de la Chaîne 2, vous leur avez dit que
vous ne parliez pas kabyle …
Oui, je ne sais pas parler le kabyle parce que mes
parents ne me l’ont pas appris.
-
Lors de la projection
du clip retraçant votre parcours de la saison passée, on
vous a vu hurler «Je dédie cette accession à toute
l’Algérie» le jour de l’accession du FC Lorient. Comment
expliquez-vous votre amour fou pour l’Algérie alors que
vous êtes né en France d’une mère française et que vous
avez grandi là-bas ?
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. J’aime
l’Algérie de toutes mes forces. J’ai appris Kassaman par
cœur et je le chante avec fierté à chaque fois que
l’occasion se présente. D’ailleurs juste après mon
arrivée, quand nous roulions de l’aéroport vers le
centre-ville, j’ai demandé au chauffeur de baisser la
vitre. Il pensait que j’avais besoin d’air. C’était en
fait pour sentir l’odeur de l’Algérie et respirer son
air. Croyez-moi, elle a une odeur particulière. Je suis
très attaché à l’Algérie en dépit d’un événement qui m’a
marqué lorsque j’étais enfant.
-
Lequel ?
Cela s’est passé en 1992, j’avais 10 ans. C’était lors
de l’explosion d’une bombe à l’aéroport d’Alger. J’étais
là-bas avec mon grand-père et, Dieu merci, aucun membre
de ma famille n’a été touché. Au moment de l’explosion,
mon grand-père nous a enlacés, ma sœur et moi, pour nous
protéger. C’est d’ailleurs pour cela que je suis très
attaché à lui. J’étais choqué et je n’arrêtais pas d’y
penser et de revoir ces horribles images tous les jours.
D’ailleurs, nous avons pris le bateau au retour. Depuis,
je n’ai plus remis les pieds en Algérie jusqu’au match
Algérie-Troyes au 5-Juillet.
-
En parlant de l’équipe
nationale, beaucoup de joueurs d’origine algérienne
préfèrent aujourd’hui jouer pour l’équipe de France et
réussir comme l’a fait Zidane. Quel est votre avis
là-dessus ?
Le cas de Zidane est unique. Il n’y a qu’un seul Zidane,
pas deux. En ce qui me concerne, je n’ai jamais imaginé,
ne serait-ce qu’un seul instant, jouer pour d’autres
couleurs que celles de mon pays. J’avais fait mon choix
tout jeune. Cela dit, je respecte ceux qui ont fait
l’autre choix. Ils ont certainement leurs raisons et on
doit les comprendre.
-
Comment les choses se
passent-elle pour vous à Sochaux ?
Tout va bien.
-
Finalement, le choix
du FC Sochaux a été judicieux, n’est-ce pas ?
Je pense que oui. J’ai opté pour un club tranquille avec
un effectif jeune et ambitieux. Il y a aussi un
entraîneur qui me connaît très bien pour m’avoir eu sous
sa coupe lorsque j’étais jeune. Je suis donc dans la
continuité et j’essaye d’avancer à pas sûrs. C’est mieux
que de choisir un club comme Lyon ou Marseille, avec le
risque de se casser la gueule.
-
Peut-on comprendre par
là que vous n’allez pas quitter Sochaux ?
Non, je n’ai pas dit cela. Je voulais juste dire qu’il
ne faut jamais brûler les étapes. Petit à petit,
l’oiseau fait son nid, comme on dit.
Entretien réalisé par Redouane B.
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Siège
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