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du ballon d'or

5e Ballon d’Or El Heddaf-Le Buteur 
Invités

Une journée à Alger avec Laurent Blanc
Le «président» jongle à La Casbah

 

D’année en année, la cérémonie du Ballon d’or prend de plus en plus d’ampleur. La 5e édition qui s’est tenue jeudi dernier en soirée au Théâtre national algérien a été rehaussé par la présence du champion du monde et champion d’Europe Laurent Blanc. Une star planétaire qui a joué pour des clubs illustres à l’instar de Manchester United, l’Inter de Milan, le FC Barcelone, l’Olympique de Marseille pour ne citer que ceux-ci. Pourtant et comme son ami Zinédine Zidane, Laurent Blanc est un homme de cœur, plein d’humanisme, d’un niveau culturel appréciable et qui aime beaucoup l’Algérie. «Mes enfants ont du sang algérien», ne cessait-il de nous répéter à chaque fois qu’il parlait de l’Algérie. En effet, et comme il nous l’a indiqué lui-même, le grand-père de son épouse est originaire de Taher alors que tous ses cousins ont des prénoms algériens. Mieux, Laurent Blanc et cela peu de gens le savaient, est venu à Alger avec ses parents dans le cadre d’ un voyage organisé alors qu’il n’avait que 12 ans. «J’ai été marqué par La Casbah et la rue des bouchers, j’ai été également impressionné par le voile des vieilles femmes algériennes de l’époque (NDLR: le haïk), je suis un enfant du peuple, j’ai vécu parmi les gens modestes, j’aime voir les bas fonds de la capitale», nous a-t-il lancé dès son arrivée à l’aéroport. Il enchaînera quelques instants plus tard : «Si je ne retourne pas à la Casbah, c’est comme si je n’étais pas venu du tout». Arrivé en fin de matinée, Laurent Blanc n’avait pas suffisamment le temps de voir du pays, mais pour lui une promenade à La Casbah suffisait à son bonheur. «Je sais que la vieille cité a changé, mais qu’à cela ne tienne, je veux y retourner, je veux côtoyer les gens simples, c’est cela mon bonheur, je n’ai pas envie de rester dans un grand hôtel parce que les suites, j’en connais, je n’ai pas envie non plus de voir des musées et des grandes avenues», dira-t-il encore. Durant toute l’après-midi, Laurent s’est régalé en flânant dans les dédales de la ville turque, en jonglant avec les enfants d’el houma, en prenant des photos à côté du mausolée de Sidi Abderrahmane et en sirotant un café à la Rampe vallée. Des gestes pourtant très simples, mais qui ont rendu notre invité de marque heureux. A travers notre virée algéroise dont on publiera un reportage exaustif dans notre édition de mardi, on a appris à connaître un grand homme après avoir connu un grand joueur. 
Le soir durant la cérémonie du Ballon d’or, Laurent Blanc s’est montré disponible à chaque sollicitation des organisateurs, de la presse et même de ses nombreux fans qui réclamaient des photos et des autographes. Pourtant, il venait de passer une journée très chargée depuis son arrivée à Alger et avait les yeux tirés. C’est vers 1 heure du matin qu’il rejoindra sa chambre d’hôtel pour un sommeil réparateur. Il ne regrettera sans doute pas ce retour dans un pays qu’il a appris à aimer à travers ses amis Zizou, Mousse Mazouz, Kader Ferhaoui et bien sûr son épouse «qui est à 50% algérienne». Sa dernière phrase avant de nous quitter était d’ailleurs révélatrice. «Je reviendrai bientôt et cette fois-ci, je ne serai pas seul car je vais mettre de l’eau à la bouche de ma femme en lui racontant ce que j’ai vu».

L’appel du cœur
Au cours de l’une de ses nombreuses interventions durant la cérémonie du Ballon d’or, Laurent Blanc a lancé un appel du cœur à l’adresse des dirigeants et autres acteurs du football algérien. «S’il vous plait faites que le football algérien retrouve rapidement son lustre d’antan, l’Algérie est un pays du football et elle mérite un grand championnat et une grande équipe nationale, on vous attend avec impatience», dira le «président» d’une voix pleine d’émotion.  


Les Enfants du Sahara
Une association du cœur


Pourquoi l'association "Enfants du Sahara" ?

L’association «Les Enfants du Sahara» est née de la volonté de Mustapha Mazouz, originaire 
du Sahara, et de l’amitié de deux artistes médiatiques du football actuel qui ont accepté 
de parrainer son association caritative. 
Mustapha Mazouz, après avoir fait le constat d’une absence de structure de proximité dédiée à la jeunesse -et plus particulièrement dans le domaine des nouvelles technologies- a décidé de combler ce vide et de répondre d’une manière concrète et pérenne en lançant un concept ayant un double objectif :

  • contribuer à atténuer la fracture technologique en créant un label   « TechnOasis  » et pérenniser le fonctionnement en impliquant les écoles et en formant des enseignants ou des volontaires. 

  • faire fonctionner l'économie locale en confiant à des prestataire locaux l'installation et l'entretien des matériels confiés.

  • soutenir les projets de développement autour des nouvelles technologies, notamment tous ceux visant à désenclaver ces régions en favorisant l'accès à l'information, à internet etc...

Mustapha Mazouz :
«L’image de mon père m’est revenue à l’esprit»

«C’est la première fois que j’assiste à la cérémonie du Ballon d’Or algérien et je dois dire que c’était un moment très fort et très chaleureux. Mon émotion est d’autant plus forte que cette soirée a été couplée avec une action humanitaire en faveur de l’association des Enfants du Sahara que je préside et dont Laurent Blanc, présent avec nous, est l’un des deux parrains. Aujourd’hui, l’image de mon défunt père m’est revenue à l’esprit, lui qui m’a recommandé avant sa mort de m’occuper des enfants du Sahara, car il est originaire de Biskra. Certes, je vis en France, mais je suis profondément algérien et notre association a participé, dans la discrétion, à plusieurs opérations caritatives en Algérie. Je suis donc fier d’être présent à cette cérémonie qui valorise on ne peut mieux le football algérien. Bravo à Dziri pour sa consécration !» 

 
 


- Les lauréats

- Déclarations

- Le «président» jongle à La Casbah

- Zizou félicite “Zizou”

 

 

 

 
 
 
 
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