Version : Date :  

 
 
El haddef vous offre
cet écran de veille à l'occasion du concours
du ballon d'or

5e Ballon d’Or El Heddaf-Le Buteur
Les lauréats

 

Ballon d’Or algérien
Billal Dziri


Date et lieu de naissance : 21/01/1972 à Alger
Taille : 1,77 m
Poids : 75 kg
Clubs successifs : NA Hussein Dey, USM Alger, Etoile Sportive du Sahel, CS Sedan, USM Alger

Billal Dziri est un joueur atypique. Vénéré par ses admirateurs, voué aux gémonies par ses détracteurs, il ne laisse jamais indifférent. C’est un joueur au caractère trempé dans la spontanéité méditerranéenne, qui laisse exploser ses joies et fait transparaître ses peines et ses colères. Heureusement pour lui, ses joies (sportives s’entend) sont plus nombreuses que ses peines, pour le plus grand bonheur des supporters usmistes.
Enfant du quartier d’Hussein Dey, c’est tout naturellement qu’il a émergé au sein du NA Hussein Dey, club connu et reconnu pour la qualité de sa formation. Sous la houlette de Meziane Ighil, il allait être promu en équipe première à 18 ans et devient rapidement titulaire. Ses performances attireront sur lui le regard de Abdelhamid Kermali, le sélectionneur national, qui n’hésitera pas à le convoquer en sélection, alors qu’il n’avait que 19 ans ! «Me retrouver au milieu de stars confirmées tels Madjer, Megharia, Menad, Bouafia et autres Cherif El Ouazzani m’avait sidéré. Parmi eux, je me sentais tout petit, dans tous les sens du terme. Il n’y avait que Tasfaout et moi comme jeunes joueurs. D’ailleurs, c’est de cette époque que date notre complicité et notre amitié», confie-t-il en évoquant cette période. Ce n’est donc guère étonnant que ces deux joueurs aient été parmi les rares à avoir échappé à la «purge» qu’avaient opérée Meziane Ighil et Abderrahmane Mehdaoui lors de leur désignation comme sélectionneurs nationaux, suite à la débâcle de Ziguinchor, en 1992. La cote de Dziri a encore augmenté à la bourse des valeurs du football national, après la confirmation de son talent au sein de l’EN. Du coup, son départ du NAHD, club aux moyens relativement limités et, de surcroît, relégué en deuxième division, était inévitable.
La fin de la saison 1994-1995 allait connaître une lutte acharnée entre plusieurs clubs pour s’arracher les services de Billal. Les plus entreprenants ont été le MCA, la JSK, le CRB et le CSC, mais c’est Saïd Allik qui, à partir de son lit d’hôpital à Aïn Naâdja où il était soigné suite à une maladie, réussit à convaincre Dziri, surtout que ce dernier désirait rester à Alger et évoluer dans un club calme et pas sujet aux grandes pressions. C’était le début de la grande ère des succès de l’USMA sous l’impulsion de son nouveau meneur de jeu, entamée admirablement par un titre de champion obtenu au bout de sa première saison. En dix ans de présence au club, Dziri a inscrit à son palmarès 4 championnats d’Algérie et 5 Coupes d’Algérie, soit une moyenne incroyable de presqu’un titre par saison ! En fait, pour Dziri, il faut compter juste neuf saisons, car il s’est permis deux petites virées professionnelles, vers l’Etoile du Sahel (Tunisie), puis à Sedan (France) durant lesquelles l’USMA n’était pas la même, souffrant durement de l’absence de son meneur attitré. Il est donc clair que la domination exercée par l’USMA sur le football algérien ces dix dernières années portent le sceau de Billal Dziri. De même, son passage en équipe nationale a été remarquable de dévouement et de sacrifice, n’hésitant pas à jouer pour les couleurs nationales en étant même blessé. 
Cette année, les électeurs du Ballon d’Or ont choisi Dziri, sans doute pour son influence incontestée sur le jeu de l’USMA et sa participation active au sacre de la saison passée. En plus de 13 passes décisives, il a été l’auteur de pas moins de 11 buts, terminant comme meilleur buteur de son équipe, pourtant truffée d’attaquants de valeurs. C’est dire que Dziri a été plus que décisif. Au crépuscule d’une carrière riche —et qui aurait pu être plus riche s’il n’avait pas fait partie de la génération dite “sacrifiée“—, il reçoit une récompense et une reconnaissance dignes de son talent. Peut-être aurait-il pu faire mieux s’il était entouré de joueurs talentueux qui l’auraient poussé à se surpasser, mais toujours est-il qu’il a déjà marqué l’histoire, sinon du football algérien, du moins celle de l’USM Alger.

 
Meilleur buteur
Hamid Berguiga


Date et lieu de naissance : 25/04/1974 à Ouargla
Taille : 1,85 m
Poids : 72 kg
Clubs successifs : WB Saoula, USM El Harrach, JS Kabylie

Arrivé à la JSK en 2001, Hamid Berguiga avait quelque peu tardé à faire valoir son talent. Il lui a fallu quelques mois d’adaptation, avant de démontrer qu’on pouvait lui faire confiance. Durant ses trois premières saisons à la JSK, il est monté crescendo en puissance, alternant les fonctions de buteur et de passeur décisif. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, son équipe a remporté le titre à l’issue de la saison 2003-2004 sans avoir terminé meilleur buteur du championnat, encore moins meilleur buteur de son équipe, mais il avait pris une part prépondérante au sacre en inscrivant des buts décisifs à des moments clés de certains matches. La saison dernière, la première où il a été épargné par les blessures, il a retrouvé sa «fonction» d’origine : chasseur de buts. Grâce au soutien indéfectible d’un public qui l’a pleinement adopté et à un schéma tactique résolument offensif, Berguiga a fait preuve d’une surprenant régularité, se permettant même deux doublés au cours de la saison et deux buts spectaculaires face à l’USMA et au MCA. La frêle silhouette de Hamid Berguiga fait plus que jamais peur à ses adversaires. Après avoir remporté le titre de meilleur buteur, il ne pense qu’à une chose : recommencer.

 

Meilleur gardien de but
Hicham Mezaïr


Date et lieu de naissance : 16/10/1976 à Tlemcen
Taille : 1,94 m
Poids : 91 kg
Clubs successifs : WA Tlemcen, USM Alger, CR Belouizdad,
ES Sétif

On dit qu’on ne revient jamais de l’enfer. Pourtant, Hicham Mezaïr en est revenu, et plus en forme que jamais. Habitué du titre de meilleur gardien de but de la saison depuis quelques années, Mezaïr a vécu une année 2004 très difficile avec une prétendue histoire de dopage qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Suspendu pour six mois, il est montré du doigt et abandonné par ceux qu’il croyait être ses amis et sa deuxième famille. On le disait fini, ou à tout le moins brisé. C’était mal connaître cet enfant de Boudghene, ce quartier populaire de Tlemcen où on apprend à souffrir et à endurer dès l’enfance. Hicham a souffert et enduré en silence, se promettant de faire taire ses détracteurs sur le terrain. Il est parvenu à le faire en l’espace de six mois. Recruté par le CRB durant le mercato d’hiver, alors que le club était à la dérive, il contribue à sauver le club algérois d’une relégation qui paraissait inévitable, faisant par là-même étalage d’une classe insolente et héritant même du brassard de capitaine. Mezaïr a remis les pendules à l’heure, démontrant en quelques mois qu’il reste incontestablement le meilleur à son poste. D’ailleurs, les résultats du vote du meilleur gardien de but sont éloquents : Hicham écrase la concurrence en étant presque plébiscité. A présent, il n’aspire qu’à gagner des titres. Finalement, sa suspension de six mois a eu le don de le... doper.

Hichem Mezaïr : 
«Je dédie ce trophée à ma mère»
«Je pense que ce prix de meilleur gardien est le fruit d’un travail de longue haleine, c’est une juste récompense. Je tiens à le dédier à ma chère maman qui m’a toujours soutenu dans les moments difficiles. Je remercierai aussi les capitaines des autres équipes et les entraîneurs qui m’ont plébiscité, je suis vraiment honoré.» 

Meilleur espoir
Lazhar Hadj Aïssa


Date et lieu de naissance : 23/03/1984 à Batna
Taille : 1,75 m
Poids : 63 kg
Clubs successifs : MSP Batna, ES Sétif

Inconnu il y a dix-huit mois, Lazhar Hadj Aïssa a très vite attiré l’attention du public sportif. Non pas seulement à cause de sa silhouette et de sa coupe de cheveux à la Ronaldinho (d’ailleurs, c’est le surnom que lui ont affectueusement donné les supporters de l’ES Sétif), mais en raison surtout de sa technique raffinée et de sa vélocité sur le terrain. Titularisé en senior malgré son jeune âge et en dépit du fait qu’il arrivait du MSP Batna, club évoluant à l’époque dans la division
Inter-Régions (troisième division), Hadj Aïssa n’a point déçu. Bien au contraire, il s’est révélé en quelques semaines comme un poison pour les défenses adverses, amenant les entraîneurs à désormais prendre en compte la «donne» Hadj Aïssa lors de l’élaboration de leurs schémas tactiques. Il a même réussi à s’imposer en équipe nationale Espoirs, prenant une part active dans ses performances très encourageantes de la saison dernière. Du coup, des propositions de clubs étrangers n’ont pas tardé à affluer, mais la direction de l’Entente reste inflexible : le joueur a encore beaucoup à apprendre, avant de franchir le Rubicon. Il lui reste à travailler sa musculature et à dépouiller son jeu des déchets de jeunesse. Pour peu qu’il y arrive et qu’il garde les pieds sur terre, c’est certain qu’on reparlera bientôt de Lazhar Hadj Aïssa.

Lazhar Hadj Aïssa : 
«Une récompense qui m’encourage»
«Je suis très honoré d’être ici aux côtés de gens qui ont marqué de leur empreinte le football national et mondial. Je suis aussi très content d’être désigné comme meilleur espoir algérien. Cette récompense ne peut que me stimuler et m’encourager à redoubler d’efforts pour être au top. Je finirai par féliciter tous les autres lauréats pour leurs distinctions ».


- Les lauréats

- Déclarations

- Le «président» jongle à La Casbah

- Zizou félicite “Zizou”

 

 
Siège social :
Maison de la presse, 1 rue, Bachir Attar,
place du 1er mai Alger.
Tél : 021 73.31.76 / 73.24.93
Fax : 021 73.31.72
Email : info@ballondor-dz.com