Equipe d'Algérie

Medjani «Madjer a été un très grand joueur, désormais on veut faire de lui un très grand coach»

«Comme l’a dit Feghouli, les absents ont toujours tort et ceux qui ne suivent pas la ligne directrice imposée n’ont qu’à s’écarter de la sélection»

Auteur : H. R. mercredi 08 novembre 2017 22:27

Présent hier en conférence de presse, Carl Medjani est revenu sur sa décision et a retrouvé les Verts en reportant ainsi sa retraite internationale après la CAN-2019. Le sociétaire de Sivasspor a aussi donné son avis sur la méthode de travail du nouveau coach national, Rabah Madjer : «C’est prématuré de donner un avis. Il faut voir ça comme une richesse et une satisfaction d’avoir un driver comme Madjer et ses deux adjoints. Ce sont des Algériens, donc, aujourd’hui, on ne pourra pas dire qu’on ne donne pas sa chance à un technicien local. Madjer a été un très grand joueur, ça tout le monde le reconnait et je sais que tout le groupe veut faire de lui désormais un très grand coach. Aujourd’hui, on est tous dans le même bateau. On est une équipe malade et on a la chance d’avoir un staff très compétent qui a joué au football au plus haut niveau et qui a une grande expérience du football algérien et africain. Inch’Allah, tous ensemble, on redorera le blason de notre sélection.»

«Comme l’a dit Feghouli, les absents ont toujours tort et ceux qui ne suivent pas la ligne directrice imposée n’ont qu’à s’écarter de la sélection»
Medjani a appelé ses coéquipiers à changer de comportement en sélection : «Comme l’a dit Sofiane (Feghouli), les absents ont toujours tort. Ceux qui sont là doivent prouver leurs qualités et ceux qui n’ont pas été retenus doivent redoubler d’efforts pour revenir. La seul manière de redevenir une grande équipe nationale. Il y a une ligne directrice qu’on doit tous suivre. Celui qui ne le fait pas n’à qu’à s’écarter de la sélection, tout simplement.»

«Si Sofiane a tenu ces déclarations, c’est qu’il a ressenti le besoin de les dire et je n’ai pas à m’en mêler»
Sofiane Feghouli avait tenu des propos assez directs le mois dernier et s’en est pris à certains de ses coéquipiers. Questionné à ce propos, Medjani dira : «Les déclarations des uns et des autres, ça reste personnel. On vit dans un monde où chaque déclaration, chaque phrase sortie peut être commentée. Sofiane, c’est mon coéquipier et s’il a tenu ces déclarations, c’est qu’il a ressenti le besoin de les dire.  Après, pour les commenter, ce n’est certainement pas à moi de le faire. Il faut poser la question au concerné.»

«Madjer m’a appelé et m’a convaincu de poursuivre avec la sélection jusqu’à la CAN-2019»
Sur son avenir avec les Verts, l’ancien Monégasque dira : «Oui, en effet, après le match de la Zambie, j’avais décidé d’arrêter ma carrière internationale. J’avais expliqué dans les médias les raisons. Quand Madjer a été nommé coach national, il m’a appelé au téléphone pour me dire qu’il n’avait pas envie que j’arrête la sélection aujourd’hui. Il m’a demandé de revoir ma position, que je continue au moins jusqu’à la CAN-2019. On s’est rencontrés il y a deux jours avec le coach, le président Zetchi et Hakim Medane pour discuter de tout ça. Madjer m’a expliqué son projet et j’ai donc décidé de poursuivre l’aventure jusqu’en 2019.»

«Je reviens sans avoir revendiqué quoi que ce soit»
Et Medjani d’enchaîner : «Je n’ai pas accepté de revenir moyennant quelque chose, ni une place de titulaire, ni jouer en défense centrale, ni en sentinelle. Je suis revenu parce qu’on m’a demandé de revenir et on m’a dit : ‘Carl, nous avons besoin de toi.’ Je connais mon rôle et on ne peut pas prétendre aimer sa sélection et revendiquer des choses en retour. Si je mérite d’être sur le terrain, je le serai sinon j’encouragerai mes partenaires comme je l’ai toujours fait.»

«Oui, je me sens bien dans le rôle de sentinelle»
«Jouer en tant que sentinelle, oui pourquoi pas ! Je me sens bien dans ce rôle. C’est une chance pour le coach d’avoir des joueurs polyvalents comme moi, Cadamuro ou d’autres. Après, c’est au coach de décider. Je jouerai là où il me dira de jouer. Je respecterai ses choix.»

«Je suis né en France, d’une mère française, mais je me sens à 100% Algérien. Que le meilleur joue, qu’il évolue en Algérie ou à l’étranger !»
«Vous savez, je suis né en France, ma mère est Française, mais je me sens à 100% Algérien. Aujourd’hui, on n’a pas à regarder qui est Algérien à 100%, à moitié, qui est né en France ou en Algérie. Le meilleur joueur algérien doit être appelé en sélection et doit la défendre sur le terrain. Je dis aux joueurs locaux : vous n’avez pas à avoir de complexe, si vous avez été appelés en sélection, c’est que vous le méritez. Des joueurs auparavant comme Halliche, Soudani, Slimani et Soudani ont eu leur chance et l’ont saisie. A vous de la saisir désormais.»

«C’est malheureux de le dire, mais on a une équipe moyenne»
«Aujourd’hui, on a un staff compétent. J’en appelle à la volonté de tout le monde pour essayer de redevenir une bonne équipe en Afrique. Aujourd’hui, encore une fois, on a une équipe moyenne, c’est malheureux de le dire, mais le constat est là. On est malades. Néanmoins, j’estime que nous avons les clés pour redresser la barre. Sur le papier, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui ont notre potentiel.»

«L’arrivée d’un nouveau coach a eu un effet positif dans le groupe»
«Ça fait sept ans que je suis en sélection et cette période-là me rappelle l’époque de 2011, après la défaite concédée au Maroc et l’arrivée ensuite de Vahid. Actuellement, il y a un engouement positif dans le groupe et cela est dû à l’arrivée d’un nouveau coach. C’est normal.»

«Les joueurs doivent changer de comportement»
Sur le match face au Nigeria, Medjani dira : «Pour nous, ça ne sera pas un match amical. On sait très bien qu’on est attendus par tout le monde. Il faut que ce match se traduise par les intentions et le nouvel élan qu’on veut donner à cette sélection. Il doit y avoir un changement de comportement des joueurs et un changement de niveau. Si on veut revenir en force, on doit gagner ce vendredi.»

«Battre le Nigeria, une question d’honneur et de fierté»
«Ces derniers mois, nous avons beaucoup parlé, mais sur le terrain, nous n’avons pas répondu aux attentes du peuple. On doit prendre conscience de la situation dans laquelle nous sommes actuellement pour redresser les choses. Le match du Nigeria est très important. Déjà pour une question de fierté et d’honneur, mais aussi pour pouvoir lancer le projet du nouveau coach.»

«Jouer au 5-Juillet n’est pas un problème. C’est à nous de gagner la confiance du public»
«On n’a jamais contesté le fait de jouer au stade du 5-Juillet ou ailleurs. On préférait avant Blida, car nous avions nos repères là-bas. On veut aller jouer un peu partout dans le pays et le fait de jouer au 5-Juillet, je ne pense pas que cela puisse poser problème à quiconque. La réaction du public dépendra de notre prestation sur le terrain. Face à la République Centrafricaine, si on arrive à emballer rapidement le match et sortir une grosse prestation, je ne vois pas pourquoi ça va mal se passer avec le public.»
 

Fil d'actualité



Compétitions

Sélectionner

Sondage

Archive

Quelle sélection va le plus vous manquer à la Coupe du Monde 2018 ?

Retrouvez le meilleur de notre communauté

Dossiers

Liste
10:11 | 2017-08-04 PSG : Neymar, 10 dates-clés dans sa carrière

À 25 ans, l'étoile montante du foot possède déjà une carrière bien remplie. La preuve en 10 instants charnières du désormais plus cher joueur de l'histoire.

14:21 | 2017-03-25 Leicester City : Claudio Ranieri, la gloire puis la chute en 10 dates

En un an demi sur le banc de Leicester, Claudio Ranieri a tout connu.

09:56 | 2017-01-01 Les 10 matches qui nous ont scotchés en 2016

Les 10 matches qui nous ont scotchés en 2016

11:26 | 2016-12-08 A Manchester City, la percée des jeunes va entraîner la saison des soldes

A Manchester City, la percée des jeunes va entraîner la saison des soldes

Edition PDF

N° 3913 22/11/2017

Archive

Année
  • 2017
  • 2016
  • 2015
  • 2014
  • 2013
  • 2012
  • 2011
  • 2010
  • 2009
Mois
Jour
Voir