Nostalgie

13 décembre 1954 : Quand Les Invincibles sont tombés !

La date et le lieu sont fixés : le 13 décembre 1954, au stade Molineux de Wolverhampton. Le choc entre les champions en titre anglais et hongrois fait saliver la planète football.

Auteur : lundi 15 décembre 2014 11:50

On les surnommait Les Invincibles. "On ne se contentait pas de gagner, on massacrait", se souvient Ferenc Puskas. Et chaque semaine, invariablement, le "massacre" se répétait. Salué à l'époque comme la meilleure équipe de la planète, Honved réunissait un quintette à son zénith : Grosics, Bozsik, Czibor, Kocsis et un certain Puskas.

Il en fallait plus pour impressionner les Wolverhampton Wanderers. Stan Cullis, l'entraîneur, n'hésite pas à proclamer que ses hommes sont "même capables de battre Puskas et compagnie". Pris à la plaisanterie dans un premier temps, son défi n'en est pas moins largement relayé par la presse anglaise et la réponse ne tarde pas. "On va vous clouer le bec", promet Gyula Grosics.

Après avoir terrassé l'Angleterre 6:3 à Wembley, dans ce qui constituait alors la plus grande surprise de l'histoire des rencontres internationales, la Hongrie récidive à Budapest (7:1). Les Magyars remettent le couvert en Coupe du Monde de la FIFA 1954™. Même si le triomphe revient finalement à l'Allemagne de l'Ouest, après avoir pourtant perdu 3:8 en phase de groupes. La Hongrie n'a plus pu compter sur son buteur-maison dans la dernière ligne droite.

La date et le lieu sont fixés : le 13 décembre 1954, au stade Molineux de Wolverhampton. Le choc entre les champions en titre anglais et hongrois fait saliver la planète football. Les organisateurs veulent marquer le coup de ce qu'ils qualifient de "championnat du monde". Des projecteurs étaient utilisés dans le cadre des illuminations de Blackpool, ville à quelque distance au nord-ouest, mais n'avaient jamais servi pour un match de football. Cette fois, ils illumineront le beau jeu. "C'était surréaliste", se rappelle le capitaine des Wolves, Billy Wright, qui avait vécu les pires moments de sa carrière lors des défaites infligées aux Trois Lions à Londres et Budapest.

Une victoire sans lendemain
Une nouvelle bérézina semble se dessiner devant les 55 000 spectateurs venus assister à la rencontre. Sandor Kocsis, surnommé Tête d'Or, ouvre les festivités de la tête dès le premier quart d'heure. Ferenc Macho lui emboîte le pas et plante la deuxième banderille. Czibor passe près d'en asséner une troisième, suivi de Puskas qui frappe la barre, mais le score en reste à 2:0 à l'issue de la première mi-temps.

Au retour des vestiaires, Johnny Hancocks réduit l'écart sur penalty. Les supporteurs locaux ne tiennent plus en place. Les Wolves pressent. Honved résiste. À 15 minutes de la fin, Roy Swinbourne égalise de la tête. Les tribunes chavirent. Tout juste 95 secondes plus tard, elles explosent quand Swinbourne conclut une superbe combinaison de Les Smith, Bill Shorthouse et Dennis Wilshaw. "On est champions du monde !", s'exclame Cullis, secondé par la presse anglaise. Ce n'est pas du goût du quotidien français L'Équipe, qui va faire le forcing auprès de l'UEFA jusqu'à obtenir la création d'un championnat de clubs qui décernera la couronne continentale. La Coupe d'Europe des Clubs Champions était née...

Les Wanderers n'ont jamais remporté cette prestigieuse compétition. Ils n'ont reçu aucun trophée à brandir dans le stade au terme d'un match entré dans les annales à plus d'un titre, puisqu'il allait aussi lancer la pratique des nocturnes. Mais ils ont gagné un prix bien plus précieux : le droit de passer à la postérité pour avoir réalisé l'un des plus beaux exploits de l'histoire du football européen.

                                                                 IN FIFA.com

Publié dans : Les Wanderers

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