Equipe d'Algérie

Djebbour : «Je n’ai jamais été impliqué dans les complots de la sélection et quelque part, je l’ai payé très cher…»

Il ne croit plus à son retour en sélection, Djebbour se lâche :

Auteur : Saïd F. lundi 20 octobre 2014 19:36

Dans une interview assez particulière accordée à l’agence AFP, l’attaquant algérien, Rafik Djebbour, très diplomate habituellement dans ses réponses aux médias, c’est cette fois-ci lâché en balançant quelques vérités vécues durant sa carrière. L’actuel pensionnaire de l’Apoel Nicosie est revenu notamment sur ses débuts à l’AJ Auxerre, mettant pour la première fois en lumière le racisme dont il a été victime. Le joueur, né en France, plus précisément à Grenoble, dit ne pas se sentir du tout français et préfère jeter des louanges sur le pays qui l’a adopté, à savoir la Grèce. Le plus surprenant dans cette interview, c’est lorsque Rafik a évoqué la sélection et son possible retour chez les Verts. Il a lâché une réponse qui ne passera pas inaperçue pour expliquer sa mise à l’écart du dernier Mondial : «Je reste ouvert à la sélection, mais il y a des joueurs plus jeunes promus à un grand avenir. En plus, je dérange car je n'ai jamais été impliqué dans les complots de la sélection et, quelque part, je l'ai payé très cher...»
«Je préfère vivre dix ans comme un lion que cent ans comme un mouton»
Cette déclaration de Rafik Djebbour peut surprendre, mais dénote surtout de sa frustration quant à la façon dont il a été écarté de l’EN, lui qui a longtemps été un cadre de l’équipe. Le joueur a poursuivi en mettant en exergue une citation bien connue : «Mais comme je le dis toujours, je préfère vivre dix ans comme un lion que cent ans comme un mouton.»
«J’ai été victime de racisme à Auxerre»
A ses débuts à Auxerre et pour ce qui est des raisons qui l’ont poussé à quitter très jeune la France pour la Belgique et ensuite, la Grèce, celui que les fans de l’Olympiakos surnommaient “le Terroriste” a dit : «C'est vrai, je n'ai pas été patient, mais j'ai senti le racisme dès le centre de formation (à Auxerre). Des personnes proches de nous, dans l'encadrement, étaient censées adhérer à la France multiculturelle mais votaient Front National. Il y a vraiment quelque chose d'anti-maghrébin en France, et je l'ai ressenti comme beaucoup d'autres.»
«Aujourd’hui, je dis que je suis gréco-algérien et non franco-algérien»
Et d’enchaîner : «La Grèce a complètement changé ma vie. Ce pays m'a donné énormément et je lui dois énormément.» «J'avais l'habitude de dire que j'étais franco-algérien mais aujourd'hui, j'ai plus tendance à dire gréco-algérien» a-t-il confié. «Mes expériences à l’étranger m’ont appris à parler d'autres langues, à connaître d'autres cultures et modes de vie».
«J’ai vécu des moments pénibles après que mon frère soit tombé dans le coma»
A 20 ans, Djebbour prend ses cliques et ses claques, quitte Auxerre et la France en direction de la Belgique et plus précisément du club de la Louvière. Cependant, rien ne s’est véritablement déroulé comme prévu, notamment avec l’accident dont a été victime son frère. «J’ai pris un risque énorme en partant en Belgique à l’âge de 20 ans. J'ai été un peu embobiné» dit-il. «J'arrive à La Louvière et mon frère tombe dans le coma pendant huit mois, c'était très compliqué.» Son frère se réveille «avec des séquelles» et le joueur s'exile encore : «La Grèce m'a alors redonné la joie de vivre. Après l'image négative que j'avais de la France et le coma de mon frère, j'ai revu la lumière là-bas avant même d'y jouer un rôle footballistique.»
«Mon intégration à Nicosie a été plus longue que je ne pouvais l’imaginer et en voici les raisons»
Après l’AFP, c’était au tour du journal, le Parisien, «Aujourd’hui en France» d’interviewer Rafik Djebbour à 24h du match attendu en Ligue des champions entre le PSG et l’Apoel Nicosie (Ndlr, prévu ce soir). Le joueur y a évoqué son adaptation assez difficile dans ce club : «Mon intégration a été plus longue que je ne pouvais l'imaginer. Je suis arrivé à l’Apoel en fin de mercato, à cours de préparation. Dans les premières semaines, j'ai dû m'adapter, notamment, au climat chaud et humide qui règne à Nicosie en été (des températures supérieures à 40°). Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si je me suis blessé aux adducteurs fin septembre. Maintenant, ça va mieux. Le soir, il fait une vingtaine de degrés, c'est une température plus adéquate pour jouer au football et je reviens petit à petit dans l'équipe.»
«Notre objectif : déjouer le PSG»
Concernant le match de ce soir face aux Parisiens, comptant pour la 3e journée de la Ligue des champions, l’ex-buteur du Pirée a dit : «Contre une grande équipe comme Paris, nous n'avons pas vraiment les moyens d'ouvrir le jeu et d'attaquer. En fait, notre objectif sera de faire déjouer le PSG. Et de créer l'exploit si possible... Nous y croyons.» «Même si notre budget est cent fois plus petit que celui du PSG, nous sommes une équipe du niveau de la Ligue des champions» a-t-il conclu.
 

 

Publié dans : PSG Olympiakos Rafik Djebbour Apoel Nicosie

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